Guy BOUTTIER

Adrien ASTIER

Les futurs pilotes du NORMANDIE-NIEMEN,  dans la Bataille de France

Albert BALMER

 

 


Guy BOUTTIER, par Colette Perrichon, sa nièce.

Guy Auguste Bouttier est né àBallon (Sarthe) le 14 mai 1914, 2ème fils de Albert Bouttier et de Marie Beaujean.

1 frère Albert Bouttier (mon père) et une sœur Simone.

Jeune soldat  appelé ‘bon service armé’ de la classe 1934 de la subdivision de Le Mans.

Arrivé et incorporé au bataillon de l’air le 21/10/1935.

Nommé maître ouvrier le 01/06/1936.

Guy Bouttier était affecté à Villacoublay, le 01/09/1936, puis à Etampes le 29/10/1936 jusqu’au 06/12/1937. Il a certainement connu René Munier.

IL s’est marié le 17 Avril 1937 avec Lucie Miquel (celle-ci est décédée le 06/12/2000).

Ils ont eu une fille Gisèle (celle-ci est décédée le 11/05/1998).

Admis au centre Ecole en qualité d’élève pilote. Il a été affecté à la base aérienne d’Istres le

06/12/1937. Brevet de pilote militaire d’avion le 27/07/1938.

Il a été affecté à la base aérienne de Chartres le 01/05/1939.

Le 23/05/1940, il a participé à une des premières attaques contre les engins blindés, attaque couronnée de succès.

Guy Bouttier a contribué avec plusieurs autres pilotes a abattre un Heinkel 111, le 02/06/1940.

Le 13/06/1940, au cours d’un combat engagé contre les bombardiers ennemis protégéset supérieurs en nombre, il a abattu seul un Messerschmitt 109.

Affecté enAfrique du Nord le 18/06/1940.

Arrivé à Fez (Maroc) le 13/07/1940, à Oran le 25/07/1940.

Le 26/11/1943, il a personnellement abattu un Dornier 17.

Il a été tué à l’age de 30 ans au cours d’une mission de guerre le 23/06/1944, abattu par la FLAK allemande à Pise (Italie). Il a été décoré de la croix de guerre 1939-1945(1 étoile de bronze, 1 vermeil, 3 palmes).

 

Acte de décès de Bouttier Guy, Auguste, sous lieutenant, au groupe de chasse 1/7, le 23/06/1944, à 6 heures du matin aux environs de Pise (Italie) :

- Nommé caporal, le 01/12/1936,

- Nommé sergent, le 16/11/1937,

- Nommé sergent-chef, le 01/03/1940,

- Nommé adjudant, le 01/12/1942,

- Affecté au groupe de chasse 1/5, le 25/08/1940,

- Affecté 2ème escadrille du groupe de chasse 1/5, le 28/01/1941,

- Ecole des officiers, à Marrakech, le 10/03/1943,

- Nommé sous-Lieutenant, le 23/06/1943,

- Affecté au groupe de chasse 2/9, le 29/07/1943,

- Affecté au groupe de chasse 1/7, le 01/10/1943,

- Fait mouvement avec son unité le 01/05/1944 (échelon aérien), sur Borgo-Bastia, arrivé le 01/05/1944,

 

Chevalier de l’ordre national de la légion d’honneur à titre posthume.

Le 23/06/1944, méprisant une FLAK intense et précise a bombardé un pont avec succès, malheureusement, touché dans l’action a eu son avion désemparé et s’est écrasé au sol.

Totalisait 1100 heures de vol, dont 212 heures de vol de guerre.

Du 10 mai 1940 au 23 juin 1944 a effectué 30 missions de reconnaissance et mitraillage.

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Albert BALMER, par Lionel  BRUNET, son petit-fils.

Albert Balmer a été breveté mécanicien le 1er Novembre 1928, puis breveté pilote le 2 septembre 1932. Il a été affecté dans les garnisons : Le Bourget, Istres, Le Luc ...

L'Adjudant Albert Balmer et l'Adjudant-chefLievre ont volé ensemble en 1939, sur Potez 25, pour des missions photos. Cette photo avec le COMET a été prise pendant l'un de ces vols communs. D'après les carnets d’Albert Balmer, ces vols ont eu lieu les 24 et 25 juillet 1939, dont un atterrissage a eu lieu à Orly. La photo a-t-elle alors été prise à ce moment et à cet endroit ?

De gauche à droite Munier, Balmer, ?, Lievre, ?

Très bon pilote et excellent en acrobatie,Albert Balmer fut muté à Etampes comme instructeur et faisait partie de la patrouille d'Etampes. Pendant les évènements de 1940, il fit partie de la patrouille de défense d'Etampes (une victoire sure et une probable), fut rattaché au I/55 et pilota les rares Arsenal VG33. Il fut ensuite muté au groupe II/1, puis au groupe III/6 en Algérie en 1941.

Le Dewoitine 520 N°25, de l'Adjudant Albert Balmer, le nom de ces deux pilotes, n'est pas connu.

Il fit la campagne de Syrie, en 1941. Puis,il fut muté en 1943, comme instructeur à l’école de chasse de Meknès, au Maroc.

Il quitta l'Armée de l'air en 1945, retourna en France, où il rentra comme pilote, à Air France.

Il mourru dans un accident d'avion au Maroc, le 10 octobre 1946 après plus de 5000 de vols.

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Adrien ASTIER

 

 

Source : Historique de l’Armée de l’Air

Il est juste midi, ce 10 mai 1940, lorsque le capitaine Adrien Astier, commandant la 2escadrille du GC I/8 s’installe aux commandes de son Bloch 152 pour une mission de protection d’un Potez 63-11. Sa patrouille de trois avions attaque, vingt minutes plus tard, des bombardiers Dornier 17 escortés par douze Messerschmitt 109 au sud de Chambley (Meurthe-et-Moselle). Après avoir annoncé par radio la destruction d’un Dornier, Adrien Astier ne parvient pas à échapper aux nombreux chasseurs d’escorte et périt dans l’écrasement de son Bloch 152 à Jaulny. Lorsque l’armistice entre en vigueur, le 25juin 1940, 567 aviateurs français ont perdu leur vie au combat depuis septembre 1939, 470 autres sont blessés, mais 640 avions allemands de tous types ont été abattus.

 

Source : Républicain lorrain du 11 mai 2004

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Marcel RENAUDIE, par  Jean-Loup FROMMER 

 

(sa biographie)

L'Ardennais du 13/05/2015

 

Stèle à la mémoire de l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE (Mort en combat aérien le 13 mai 1940),
inaugurée le 09 mai 2015 (soit 75 ans après sa disparition) au lieu-dit les grands Riaux d'en bas à la Neuville-aux Joutes (Ardennes),
non loin du point de chute de son Morane Saulnier 406 - n° 286 - codé 4 - (Matricule N698),
dans la forêt de Saint-Michel, à environ 200 mètres de la stèle inaugurée.

De gauche à droite : Mireille (fille cadette du pilote qui réside en Isère - Echirolles),
Huguette (fille aînée du pilote qui réside en Touraine - La Riche).
La veuve de Marcel RENAUDIE (Madame Rolande LEBON) résidait à Tours, elle est décédée en 1995.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Panneau situé à gauche de la stèle qui rappelle que ce 13 mai 1940, le Groupe de Chasse II/2 a perdu 3 pilotes,
dont son commandant de Groupe, le Commandant BERTROU; son adjoint,
le Capitaine de GAIL et l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE,
qui tenait dans la formation la place de sous-chef de la patrouille d'accompagnement.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Plaque commémorative de la stèle, elle comporte une erreur de gravure,
en effet l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE est titulaire de 2 citations à l'ordre de l'Armée de l'Air,
donc sa Croix de Guerre 1939-1940 devrait comporter sur son ruban 2 Palmes et non une.

"Fonds Jean-Loup FROMMER" 

 

"Fonds Jean-Loup FROMMER"
Cette photo présente ce qui a été trouvé, outre l'arme de service du pilote offerte à ses deux filles :

 

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

- une pale de l'hélice, dont le "logo" constructeur (les Etablissements CHAUVIERE) apparaît bien. Des débris de la carlingue avec les couleurs intactes de la cocarde tricolore. Les photos que j'ai fournies pour la cérémonie de gauche à droite:

 

 

Logo constructeur de l'hélice : le "C" au milieu pour : Ets.CHAUVIERE
Inscriptions :
INTEGRALE
BSGDG = Breveté sous garantie du gouvernement
DRP = Deutsche Reich Patent
Il faut en déduire que le brevet avait été déposé aussi en Allemagne.

"Fonds Famille RENAUDIE"

La photo devant la pale d'hélice représente un pilote devant l'hélice d'un MS 406,
afin que l'on puisse se représenter le contexte de la pale retrouvée (on y voit bien le logo constructeur).

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

- le portrait du frère du Pilote : Maurice RENAUDIE Adjudant-chef Mitrailleur au GB 1/54, décédé en combat aérien la veille : 12 mai 1940, il repose au Cimetière de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), voir  sur : http://www.aerosteles.net/stelefr-bassenge-renaudie,

- le trophée gagné en 1937 par Marcel RENAUDIE, qui lui conféra le titre de Champion de Tir au canon de la Chasse française, tant au classement individuel qu'au classement par escadre. Il représentait la 2e Escadre, à signaler l'erreur de gravure du patronyme sur la plaque du Trophée.

 

"Fonds Famille RENAUDIE"

 

"Fonds Famille RENAUDIE"

 

- le portrait de Marcel RENAUDIE et deux photos au début de sa carrière, l'une le montrant avec des bandes molletières, l'autre en tenue de cérémonie au grade Sergent,

 

L'après-midi du jour où disparaît l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE, le 13 mai 1940, il ne pilotait pas son MS 406 mais celui de son ami l'Adjudant-Chef Pierre DORCY, dont en matinée celui-ci venait d'être crédité de sa 3e victoire en abattant un Henschel 126, avec l'Adjudant POLLONO (qui dût interrompre son attaque, et rejoindra son terrain appareil endommagé), le Sergent-chef de LAGASNERIE, et le Sergent BREITENSTEIN.

DORCY la veille, le 12 mai 1940 avait eu sa 2° victoire abattant un Dornier 17 sur cet appareil, il finira la Campagne de France avec 6 victoires en collaboration.

 

Les Familles RENAUDIE et DORCY étaient amies et se fréquentaient.

 

Stèle point d'impact du MS 406 dans la forêt de Saint-Michel.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Plaque de la stèle du point d'impact du MS 406.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Débris du MS 406 retrouvés au point d'impact.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Panneau du lieu-dit, situé à 50 m de la stèle commémorative de l'Adc Marcel RENAUDIE.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

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Les futurs pilotes du NORMANDIE-NIEMEN,  dans la Bataille de France", par Alain Fages

 

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François Iung, fils aîné de la fille Anne, de René Munier.
francois1.iung@orange.fr