Tous les ans, depuis 1997, l’Union Nationale de Combattants (groupe des Ardennes) organise une cérémonie à la mémoire de l’Adjudant/chef René Munier, là, où est tombé l’avion. Malgré les années, le cratère en forme de croix, témoigne de la violence de l’impact. L’U.N.C., avec l’aide de la mairie de Monthermé a aménagé le site.

En 2004, le Maréchal Des Logis chef Olivier Cabaret, petit neveu de l’Adjudant/chef Raymond Autier organise des recherches pour situer le lieu du crash, à ce jour inconnu. Un cratère identique est découvert dans le bois de Fays, près de Monthermé. Des débris de l’avion permettent d’identifier (manettes, durites, lambeaux de parachutes, ainsi qu’un morceau de botte du pilote).

L’U.N.C., le 5 juin 2005 organisa une double cérémonie, tout d’abord sur le site du crash de l’Adjudant/chef Autier, puis sur celui de l’Adjudant/chef Munier. Plus de vingt porte-drapeaux, dont un Belge étaient réunies.


1949 - 1997 - 1998 - 1999 - 2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009

2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016 - 2017 - 2018


Le 6 mai 2018 :

21e commémoration, organisée par la Section des Anciens Combattants de Monthermé

 

Lettre de René MUNIER, du 15 mai 1940 : « Tout à l’heure nous allons donner un coup de main aux camarades qui bagarrent la frontière belge. Dure journée en perspective Ce soir nous rentrons ici ».

René MUNIER, va avoir 27 ans. Il est pilote de chasse, depuis 1931. A la déclaration de guerre, il est affecté à la de la 3e escadrille (SPA 94), du Groupe de Chasse II/1 « Fauche la Mort », basé à Buc, au sud de Versailles, les Groupes de Chasse I/1 et GC II/1 en alerte permanente, assurent la protection de la région parisienne. Un groupe de chasse compte deux escadrilles à une quinzaine de pilotes. Le quotidien de la "Drôle de guerre" sera le décollage sur alerte, mais surtout sur fausse alerte… Paris n'intéresse pas tout de suite Hitler.

Le Groupe de Chasse II/1 vole sur le chasseur Dewoitine 510,  qui est un appareil dépassé, à train d'atterrissage fixe, habitacle ouvert et ne dépassant pas le 400 kms/heure.

L'hiver 1939/40 est particulièrement rigoureux. A partir de novembre, le groupe va être équipé des nouveaux chasseurs Marcel Bloch 152 (monoplace moderne : plus de 500 kms/heure, en démonstration, train d'atterrissage rentrant, habitacle fermé, bien armé et particulièrement robuste). La formation des pilotes va être pénalisée par des problèmes techniques (sous motorisation, surchauffe, canons qui gèlent en altitude) et le manque de pièces de rechange.

Le 10 mai 1940, l’armée allemande envahit la Belgique. La première victoire est attribuée au groupe, puis une autre, le 12. Le 14, le Capitaine COIRAL disparait et ne sera jamais retrouvé. Le Sous-Lieutenant MAURIN, grièvement brulé, parvient d'abattre un Messerschmitt 110, avant de sauter en parachute. Au total 9 appareils ennemis sont abattus, ce 14 mai.

 

Le 13 au matin, la 6e Panzer Division du Général KEMPF a atteint les hauteurs de Monthermé. En moins de 2 heures, elle franchit la Meuse et conquiert une partie du méandre rive gauche. Inférieur en nombre et en matériel, sans aucun soutien aérien ni aide de blindés, la 42e Demi-brigade Mixte d’Infanterie Coloniale retient les assauts allemands pendant deux jours aux alentours de la Roche aux 7 Villages. Elle ne cèdera que le 15 mai, encerclée et à court de munitions.

 

Dès le 15 mai, au matin, le Génie allemand a dressé un pont de barges, La troupe, le matériel et quelques 2 000 blindés de la 6e Panzer, vont pouvoir franchir la Meuse.

Le grand état-major franco-britannique ne peut aligner que 16 bombardiers moyens britanniques, pour tenter de détruire ce pont (douze Bristol Blenheim du Squadron 82 et quatre du Squadron 139).

Théoriquement, les deux formations britanniques doivent bénéficier d'une protection de chasseurs français, en l'occurrence une patrouille triple de Bloch 152, de la 3e escadrille, du Groupe de Chasse II/1.

La protection compte 6 pilotes :

Capitaine VENIEL, Sous-Lieutenant FONTAINE, Adjudant MUNIER, Adjudant-Chef AUTIER, Lieutenant BRUN, Sergent GAUDON.

Partis de Buc, tôt le matin les 6 chasseurs doivent faire escale à Laon-Couvron pour ravitaillement. Mais deux vont faire demi-tour, suite à problèmes moteur : le S/Lt FONTAINE et le Sgt GAUDON, qui se tuera, à bord de son Bloch "Codé 13", criblé de balles, le 06/06/1940.

A 15:00, à la verticale de Monthermé, ils sont interceptés par une trentaine de Messerschmitt 109 et 110, de la 3/Jagdgeschwader53, venant du soleil. Le Cap VENIEL parvient en abattre un qui s'abîme dans la forêt de "Chateau-Regnault". Mais l'Adj MUNIER et l'Adj/C AUTIER sont abattus. L'Adj/C AUTIER dans le Bois du Fays et l'Adj MUNIER ici même aux Woieries. Ils ne seront identifiés qu'en octobre 1941. Le Bloch du Lt BRUN encaisse des coups dans le moteur. Le pilote est blessé au pied, mais parviendra à poser son appareil (Il rentrera dans la résistance. Dénoncé, il sera déporté au Struthof à Natzweiller en Alsace et battu à mort le 2 septembre 1944). Le Cap VENIEL, poursuivit par 2 Messerschmitt 109, parviendra à poser son Bloch criblé de 360 impacts de balles et d'obus.

Les bombardiers britanniques parviennent à larguer leurs bombes sur le pont allemand malgré la perte de l'équipage du pilote officier SOUZA, du SQN 139. Les trois hommes seront enterrés au cimetière de Floing.

 

Comme tous les ans les familles des pilotes AUTIER et MUNIER, remercient du fond du cœur l'accueil et l'implication dans ce devoir de mémoire, en particulier la Section des Anciens Combattants de Monthermé.

 

Rappel :

Animées par Jacques Parent :

Conférence diapos « LA DRÔLE DE GUERRE ET LA BATAILLE », Le Dimanche 13 mai à 16h, Salle Jacques Brel.

Randonnée pédestre commentée, « SUR LES PAS DES COMBATTANTS» Samedi 19 mai à 14h, Inscriptions à l’issue de la conférence du dimanche 13 mai.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est Républicain, du 18 mai.


 

 


Randonnéeen hommage à Alexandre Clausse

 

Le 22 août 2017, 4 nièces et un petit cousin se sont rendus à Cappel où leur aïeul, Alexandre Clausse, Sergent-Chef au 82e Régiment de Mitrailleurs d'Infanterie de Forteresse, a combattu, jusqu'au sacrifice, le 14 Juin 1940.

 

     

 

Alexandre Clausse était cousin de René Munier. La mère de René, Marie Clausse, était la sœur de Charles, le père d'Alexandre. Alexandre et René étaient très liés.

Alexandre a été tué dans ou devant la casemate qu'il commandait à Cappel le 12 ou le 14 Juin 1940. Le 12 d'après les données du ministère de la Défense, le 14 vers 7H30 d'après le journal de son père, Charles, qui  tenait cette information d'un témoin direct.

http://www.lignemaginot.com/ligne/sf-sarre/kappel/s2/index.htm

 

Alexandre Clausse était né à Pont-à-Mousson le 7 septembre1914. Il se prénommait en réalité Charles Alexandre Stanislas. Il s'était engagé à l'âge de 18 ans.

Par la suite il a travaillé à l'usine de Pompey comme employé de bureau avant d'être mobilisé fin août 1939, avec le grade de sergent-chef et envoyé sur la ligne Maginot, d'abord au château de Barst, puis à Cappel à partir d'Avril 1940.

 

 

 

Il s'était marié le 23 juillet 1938 à Custines avec Marie-Louise Henry et avait eu un fils Jean-Marie le 21 juillet 1939.

Sources : Patrick Laurent.

 

14 juin 1940 : l'échec de Witzleben devant la ligne Maginot

"Beaucoup de Français ignorent encore que la plus violente bataille de 39-40 a été livrée dans le département de la Moselle, sur la ligne Saint-Avold-Puttelange-Sarralbe. Il est vrai que le vendredi 14 juin 1940, la prise de Paris - sans combat - par les Allemands a permis à ceux-ci de passer sous silence, pour des raisons faciles à comprendre, l'échec qu'ils enregistraient le même jour sur la ligne Maginot. Mais on ne triche pas indéfiniment avec l'Histoire...

La position française qui va être attaquée le 14 juin comprend pour l'essentiel des troupes de forteresse à fort recrutement lorrain : deux régiments de l'aile droite du Secteur fortifié de Faulquemont, les 69e et 82e RIF, et le SF de la Sarre avec le 174e RIF dans l'avancée de Puttelange, le 41e RMIC du colonel Tristani, le 51e RMIC à Sarralbe et le 133e RIF à l'aile droite… " lire la suite.

Roger BRUGE, auteur de « Faites sauter la ligne Maginot ! » (Fayard 1973)

 

 

 

 

 

 

Extrait du Journal de Charles Clausse, le père d'Alexandre

Le 19 septembre 1940 : "nous sommes toujours sans nouvelles de notre cher Alexandre et je n'ai plus guère d'espoir de le revoir, d'autant plus qu'un soldat d'un régiment voisin vient de raconter que l’attaque Allemande avait eu lieu le 14 juin dans la matinée sur Bartz et Cappel et que les casemates avaient été anéanties. C'est à peu près certain qu’il a été tué dans sa casemate avec ses quatre hommes. Au moins, ont-ils une tombe. Ils sont peut-être restés écrasés sous les blocs de béton. Quelle angoisse de ne rien savoir et dire que nous ne pouvons aller à Cappel prier sur sa tombe."

Le 18 décembre 1940 : "un mercredi, nous partons Marie-Louise et moi par 10° de froid vers 8h00 pour notre triste voyage à la recherche de notre cher Alexandre. Vers 8h30 nous montons dans l'auto de Monsieur Schoulpkotten directeur allemand de l’usine de Pompey. A notre étonnement, il ne nous conduit qu'à Metz et nous dit que là, nous aurons certainement une voiture pour nous conduire à Cappel. Les trains n'allant toujours pas à Saint-Avold, nous prenons à 13h00 l'autobus pour cette ville où nous arrivons vers 14h30. Puis, nous partons à pied pour Cappel distant d'environ 14 km où nous arrivons vers 16h45. Nous voyons la première tombe française avant Macheren qui est presque détruit et où le clocher de l'église et comme suspendu dans le vide. Nous traversons Bartz presque détruit, nous voyons le château presque intact. C'est dans sa cave que notre cher Alexandre a passé une bonne partie de la guerre, nous nous promettons d'y repasser le lendemain.

 

De Bartz, nous apercevons Cappel et une casemate très haute sur la crête, c'était celle d'Alexandre.

 

A Cappel, nous entrons chez Monsieur le Curé. A ses premières paroles, je comprends qu'Alexandre est tué, mais il ne nous le dit pas et nous emmène chez le Maire. Là, même mutisme mais le gendre du Maire, ancien du 82ème à la 5ème veut nous accompagner, d'après les photos que nous lui montrons, il a connu Alexandre. Il nous montre sa casemate haut-perchée, c'était celle vue de Bartz. Nous escaladons le talus très à pic, nous approchons de la casemate. Nous apercevons deux tombes à côté, il a la gentillesse de nous faire passer derrière pour ne pas voir les noms car il les connaissait, nous observons la casemate presque intacte. Je fais encore la remarque qu'il y a du y avoir des survivants et nous avons à nouveau une lueur d'espoir. Notre guide alors nous ramène tout doucement devant les deux tombes et nous dit, c'est là, et à notre grande stupeur, nous lisons sur une, celle de gauche, 82ème R.I. Classe 1932, Clausse Charles. Nancy 604. Une mitrailleuse est sur sa tombe, celle avec laquelle il a tué des Boches peut-être par centaines, sa plaque d'identité est après sa croix, sur la tombe voisine, simplement Soldat Français inconnu. Une immense douleur s'empare de nous, mais nous avons le courage de la surmonter, la pauvre Marie-Louise qui avait confiance jusqu'au bout se montre très courageuse.

 

Nous visitons ensuite sa casemate, dans l'intérieur c'est un amas énorme d’étuis de cartouches et de bandes de mitrailleuses toutes tirées, nous avons au moins la satisfaction de voir qu'il a vendu chèrement sa vie, mais je ne m'explique pas sa mort. Je l'attribue aux lance-flammes, du reste les gens de Cappel le disaient et les journaux l'avaient assez écrit et montré en image. La casemate avait résisté et il n'avait pu être tué à l’intérieur par obus. alors comme il y avait 3 bidons sans enveloppes et comme tout était noirci comme par de la fumée et que la porte avait dû être fermée de l'intérieur car elle était tordue ainsi que les gonds, il était vraisemblable qu'Alexandre et ses hommes avaient dû subir le martyr d'être brûlés vifs.

 

Nous visitons alors les 2 casemates toutes proches, là, 3 tombes identifiées dont l'Adjudant Gross. Une quatrième casemate se trouvait en contre bas de celle d'Alexandre et semble aussi intacte. L'adjudant Gross devait commander 2 casemates et Alexandre les 2 autres dont la sienne et celle d'en bas.

 

Je dois dire qu'à la suite d'une erreur sur son livret militaire, notre cher Alexandre s'appelait Charles, Alexandre avait été omis au recrutement, né le 7 septembre 1914 à Pont-à-Mousson. Il s'était engagé à 18 ans au 10ème B.C.P. à Saverne, c'est pour cela qu'il faisait partie de la Classe 1932.

 

Nous disons adieu à notre cher disparu et rentrons à Cappel pour y passer la nuit. Nous trouvons deux lits de fortune et un bon accueil chez un brave ouvrier, Monsieur Bodo.

...

Le 30 janvier 1941 : "Il paraît qu'Alexandre et ses hommes ont été massacrés dans leur casemate soit par les lance-flammes, soit à la grenade ou avec des pétards. Les boches étaient montés sur le dessus, Alexandre n'a probablement pas voulu ou pu se rendre."

Le 29 Mars 1941 : "M. Henry me dit à Custines que d'après les dires de Messieurs Fouchard et Studer de Nomeny qui sont prisonniers mais qui étaient avec notre cher Alexandre que sa mitrailleuse s'étant enrayée qu'il était sorti dehors sa casemate avec son revolver et un mousqueton pour tirer sur les Boches, qu'il avait été pris dans une rafale de balles et d'obus et tué net d'une balle dans la tête."

Le 28 Août 1941 : "Monsieur François Blettner nous dit vers11h00 qu’un prisonnier libéré est passé le 26 chez lui. Il était dans la casemate de notre cher Alexandre et a été blessé avec lui. Il dit qu’il est mort en héros, il l’a vu mourir."

Le 25 septembre 1943 : "au cours d'une conversation avec Monsieur Heintz de Pompey qui prisonnier libéré depuis quelques mois se trouvait en Allemagne avec de nombreux sous-officiers du 82ème RIF qui avaient connu notre cher Alexandre, nous avons enfin des détails sûrs, concernant sa mort. Les armes de la casemate ne fonctionnant plus, malgré les conseils de prudence de ses hommes, Alexandre est sorti dehors avec son fusil mitrailleur et s'est mis à tirer sur les Boches. Il a été tué net d'une balle à la tête. Un peu après, un obus arrachant la porte de la casemate a projeté celle-ci sur son cadavre. Nous espérons avoir d'autres détails quand les prisonniers reviendront."

http://www.lignemaginot.com/ligne/sf-sarre/kappel/s2/index.htm

 

https://fr.mappy.com/plan/57450-cappel#/16/M2/TSearch/S57450+cappel/N151.12061,6.11309,6.84802,49.07195/Z19/

Le PA 2

 

 

 

 

 

Cimetière de Hoste-Bas où avait été déposé le corps d'Alexandre avant d'être rapatrié à Pompey. Le cimetière militaire n'existe plus.

 

Fortifications de campagne, restorées du saillant de Barst

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le 21 mai 2017 :

20e anniversaire de la commémoration, à la mémoire d'un aviateur disparu

 

"Nous sommes réunis, une nouvelle fois, dans cette belle forêt des Ardennes, là où s'est écrasé un avion de chasse, le 15 mai 1940. Nous sommes au 6e jour de la guerre éclair, la "Blitzkrieg", à Monthermé les hommes de la 42e demi-brigade de mitrailleurs d’Infanterie Coloniale, essentiellement d'origine malgache, ont pu tenir 48 heures face à la 6e division de Panzer.

Dès le 15 mai, au matin, le Génie allemand a dressé un pont de barges, La troupe, le matériel et quelques 2 000 blindés de la 6e Panzer, vont pouvoir franchir la Meuse.

Le grand état-major franco-britannique ne peut aligner que 16 bombardiers pour tenter de détruire ce pont (douze Bristol Blenheim du SQN 82 et 4 du SQN 139).

Théoriquement, les deux formations britanniques doivent bénéficier d'une protection de chasseurs français, en l'occurrence une patrouille triple de Bloch 152, de la 3e escadrille (SPA 94), du GC II/1 d'Etampes, « Fauche la Mort », basé à Buc au sud de Versailles, depuis la déclaration de guerre, le GC II/1 et le GC I/1 en alerte permanente, assurent la protection de la région parisienne.

Le Bloch 152 est le premier chasseur monoplace moderne du constructeur Marcel Bloch, qui deviendra après la guerre l'avionneur Marcel Dassault. Le Bloch 152 a été livré au groupe à partir de novembre 1939, bien souvent incomplet (manque d'hélice, ou de collimateur, ou de bouteille d’oxygène, de radio, absence de peinture, de pièces de rechange... ). Il souffre encore d'imperfections de jeunesse (surchauffe moteur, culasses des canons qui gèlent en haute altitude). Théoriquement, il dépasse les 500 kms/h, mais il est surclassé par rapport au Messerschmitt 109 allemand.

 

La protection compte 6 pilotes :

 

Cap VENIEL, S/Lt FONTAINE, Adj MUNIER, Adj/C AUTIER, Lt BRUN, Sgt GAUDRON.

 

Partis de Buc, tôt le matin les 6 chasseurs doivent faire escale à Laon-Couvron pour ravitaillement. Mais le S/Lt FONTAINE et le Sgt GAUDRON vont faire demi-tour suite à problèmes moteur.

A 15:00, à la verticale de Monthermé, ils sont interceptés par une trentaine de Messerschmitt 109 et 110, de la 3/JG53, venant du soleil. Le Cap VENIEL parvient en abattre un qui s'abîme dans la forêt de "Chateau-Regnault". Mais l'Adj MUNIER et l' Adj/C AUTIER sont abattus. L'Adj/C AUTIER dans le Bois du Fays et l'Adj MUNIER ici même aux Woieries. Ils ne seront identifiés qu'en octobre 1941. Le Bloch du Lt BRUN encaisse des coups dans le moteur. Le pilote est blessé au pied, mais parviendra à poser son appareil (Il rentrera dans la résistance. Dénoncé, il sera déporté au Struthof à Natzweiller en Alsace et battu à mort le 2 septembre 1944). Le Cap VENIEL, poursuivit par 2 Messerschmitt 109, parviendra à poser son Bloch criblé de 360 impacts de balles et d'obus.

Les bombardiers britanniques parviennent à larguer leurs bombes sur le pont allemand malgré la perte de l'équipage du pilote officier SOUZA, du SQN 139. Les trois hommes seront enterrés au cimetière de Floing.

 

Nous sommes réunis là où est tombé René MUNIER, Il allait avoir 27 ans le lendemain, il était pilote de chasse depuis 1931. Il était marié. Il avait une petite fille de 2 ans. Il dessinait, faisait de l'escrime et du canoë. Il était moniteur de vol à Etampes. Ces camarades d'escadrille disaient de lui que c'était un "crac". C'était mon grand-père.

 

Cette année, c'est le 20e anniversaire de cette commémoration initiée par Monsieur Claude BILLY, président de la section des anciens combattants de Monthermé, ainsi que Monsieur KELLER Maire de Monthermé. Je voudrais leur rendre hommage, ainsi qu'à la famille PONCE-PIGEOT, des Woieries, qui retrouva l'avion, également à Madame Germaine l’HERBIER-MONTAGNON, « Infirmière Pilote Secouristes de l’Air », les fameuses I.P.S.A. de la Section « Aviation » de la Croix-Rouge française, pilote elle-même, a consacré sa vie à la mémoire des pilotes français et alliés du conflit de 1939-1945. Elle mena près de 800 enquêtes, elle retrouva et identifia près de 460 aviateurs, dont René MUNIER et Raymond AUTIER. A Monsieur LABBE, ingénieur à Monthermé qui accompagnât ma grand-mère lors de sa première visite ici même, en octobre 1941, à Madame AUTIER, ces deux épouses de pilotes disparus ont vécu cette même épreuve. Elles ont correspondu pendant des années. Ce n'est qu'en 2005, quand l'avion de Raymond AUTIER fut retrouvé dans le Bois du Fays que cette cérémonie est dédiée aux deux pilotes.

 

J'ai une pensée pour les anciens combattants qui nous avaient fait l'honneur de leur présence, tout au long de ces années et qui nous ont quittés, particulièrement Monsieur Paul LOTERIE, qui fut président départemental des anciens combattants des Ardennes.

Les anciens combattants, je n'en citerai qu'un : Robert VILLEVAL, aviateur de la France libre. En 1942, il pilotait, à Londres, un P 47 Thunderbolt. Il avait 18 ans.

 

Qu'on ne les oublie pas !

 

Je remercie Jacques PARENT, du Cercle de Recherches et d'Etudes sur l'Histoire Locale de Monthermé, qui samedi dernier, nous a exposé la bataille du pont de Monthermé, du 13 au 15 mai 1940. Il s'en est suivi dimanche après-midi d'une randonnée sur les itinéraires de la 6e division de Panzer se heurtant sur les défenses de la 42e demi-brigade de mitrailleurs d’Infanterie Coloniale, dans un premier temps puis, malgré une contre-offensive de cette dernière, à 1 contre 100, à 1 canon et quelques mitrailleuses contre 2 000 blindés, précédés d'un pilonnage d'artillerie, appuyés par des nuées de bombardiers en piqué "Stuka Junkers 87". La 42e fut anéantit au bout de 48 heures de combat. Cette randonnée a permis de découvrir l'ensemble des ouvrages prévues dès 1939, puis améliorés tout au long de la drôle de guerre."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Est Républicain, du 30 mai 2017

L'Ardennais, du 30 mai 2017


Le 14 mai 2017, matin :

 

 

 

 

Photo : Christine Casalini

 

Photo : Christine Casalini

 

Photo : Christine Casalini

 

 

Photo : Christine Casalini

 

Photo : Christine Casalini

 

Photo : Christine Casalini

 

 

 

 


Le 14 mai 2017, après-midi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Memoires de Madagascar

http://memoiresdemadagascar.org/


Le 5 juin 2016 :

L'Ardenais, du 22 juin 2016

L'Est Républicain, du 20 juin 2016

A la mémoire de pilotes disparus aux premiers jours de la campagne de France,  mai 1940

 

Dimanche 5 juin, sous un orage proche et une pluie qui n’a pas cessé, une centaine de témoins étaient présents pour honorer la mémoire de deux pilotes abattu, le 15 mai, il y a 76 ans, à Monthermé, dans les Ardennes.

Raymond Autier et René Munier (originaire de Norroy lès Pont à Mousson) faisaient partie de la patrouille triple (6 chasseurs Marcel Bloch 152, du Groupe de chasse II/1), qui assurait la protection de 12 bombardiers Bristol Blenheim britanniques, des 82e et 139e Escadrons, afin de ralentir l’invasion Nazie sur le franchissement la Meuse, à Monthermé.

Si la mission de bombardement fut un succès, elle l’a été au prix de cinq tués : l’équipage de l’officier pilote De Souza, ainsi que Raymond Autier et René Munier. A la verticale de Monthermé la formation fut prise à partie par une quarantaine de Messerschmitt BF 109 et 110, alors que les chasseurs français avaient déjà perdu deux des leurs (problèmes moteur). Les deux Bloch restants, le lieutenant Brun et capitaine Veniel furent touchés. Brun blessé, dut se poser en catastrophe. Veniel réussit à abattre un BF 109, avant d’être pris en chasse par deux autres, qui le criblèrent de 360 impacts, le record de cette époque. Un second BF 109 fut touché.

Ce 5 juin, là où est tombé le Bloch de René Munier, la section des anciens combattants de Monthermé, composée de 14 porte-drapeaux (dont Monsieur Micam, de Norroy) a rendu hommage aux deux pilotes, pour la 19e année consécutive. Cette année, comme dans toute la région, un orage très menaçant s’est imposé. Quelque peu écourtée, la cérémonie s’est achevée dans la salle polyvalente de Monthermé, par de nombreux échanges et de retrouvailles très chaleureuses des familles des deux pilotes,  avec les amis de Monthermé.

Il est envisagé, autour de Monthermé, de créer un parcours éducatif de la mémoire sur la bataille de la prise du pont, du 13 au 15 mai 1940, ainsi que les lieux des crashs des deux Bloch 152 et de celui du Potez 63. Cet avion effectua la reconnaissance et fut abattu la veille, deux membres sur trois de son équipage furent tués.

 

 

CIRCUIT DE DECOUVERTE LA ROCHE AUX 7 VILLAGES

Cet itinéraire propose la découverte des roches et des points de vue ainsi que les restes des ouvrages militaires de mai 1940

Communiqué par Jacques Parent

 

Le Bloch 152 fut le premier avion de chasse construit en série par Marcel Bloch. Celui-ci, à la libération prendra le nom de résistant de son frère, Darius Paul Bloch, pseudonyme inspiré de la déformation du nom de code « Char d'assaut ». Les avions Dassault, tel que : l’Ouragan, le Mystère, l’Alpha Jet et la lignée des Mirage, jusqu’au Rafale, ont équipé l’armée de l’Air française, ainsi que celles de nombreux pays.

Une association de bénévoles a vu le jour vers 2010 : “MB 152 le pionnier réinventé”, sur les différents sites de Dassault-Aviation. Le chasseur Bloch 152, avait été livré en 550 exemplaires, pendant la “drôle de guerre” et la campagne de France, mais aucun n’a survécu au deuxième conflit mondial. De plus, tous les plans ont été détruits lors des bombardements, à partir de 1944. Le but est de trouver des pièces de l’avion, de les modéliser et une fois les cotes finalisées, les proposer à différents lycées techniques, pour que les élèves reproduisent la pièce à l’identique, le tout à partir d’une maquette numérique 3D complète de l’appareil. L’association “MB 152 le pionnier réinventé” a exposé une partie de ses travaux, le caisson du pilote, lors du meeting aérien de la Ferté Alais (14 et 15 mai), elle a participé également, le week-end du 4 et 5 juin, à celui de la Base Aérienne 125 d’Istres.

 

(Voir également page Avions)

 

L’association “MB 152 le pionnier réinventé”, le projet d’un parcours éducatif de la mémoire sur le site de Monthermé permettent de perpétrer le souvenir de ceux qui ont combattus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le 3 mai 2015 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo, Christine CASALINI

 

 

 

 

 

Article, Christine CASALINI

Est Républicain du 10 mai 2015 :

Une partie de l’article a été involontairement supprimée, voici ce qu’aurait dû être la suite :

Le 13 mai 1940, à l’aube, un fort pilonnage d’artillerie fut accompagné par l’aviation d’assaut et de bombardement en piqué (en allemand Sturzkampfflugzeug », soit « Stuka » en abrégé), les Junkers 87 « Stuka ».

S’en suit du franchissement de la Meuse des premiers éléments d’infanterie allemands, à bord de canots pneumatiques. La 42e DBMIC les stoppa par des tirs de mortiers.

Après deux jours de combats, particulièrement meurtriers, le 15, dès l’aube, l’aviation allemande effectua une nouvelle série de passes en piqué. C’est à 9 heures que les derniers Français furent neutralisés. Sur 2 000 hommes, environ 400 sont tués et 600 prisonniers. Le reste réussit à rompre l’encerclement et à rejoindre les lignes françaises.

C’est vers 15h00, que l’aviation franco-britannique entrait en action.

La bataille du pont a été racontée par le fils d’un combattant malgache de La 42e DBMIC.


Le 4 mai 2014 :

Robert Villeval, en 1942, il pilotait, à Londres, un P 47 Thunderbird.
Il avait 18 ans

Georgette Fontaine passeuse de mémoire.
Lire dans L'union l'Ardennais
 :

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/les-vieux-moulins-de-thilay-georgette-fontaine-passeuse-de-memoire

Et sur le site de la commune de Thilay :

http://www.thilay.fr/page/17/resistance-et-liberation-de-thilay.html

 

  

 

  

 

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Le 5 mai 2013 :

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Le 20 mai 2012 :

Joseph Micam, porte drapeau de l’Union Nationale des Combattants, section de Norroy les Pont à Mousson

A gauche, Florent Kruprinski, président de l’Union Nationale des Combattants, section de Monthermé

François Iung, petit fils de René Munier et Raymonde Lejosne, fille de Raymond Autier

Robert Villeval, en 1942, il pilotait, à Londres, un P 47 Thunderbird.
Il avait 18 ans

Combats de mai 1940 : hommage auxaviateurs disparus

Publié le mardi 22 mai 2012

Une cérémonie s'est tenue dans les bois des Woieries, en mémoire des aviateurs disparus lors des combats de mai 1940.

Rappelons que ces combats aériens devaient empêcher les troupes allemandes de franchir la Meuse en détruisant le pont que les pionniers du génie avaient construit.

Les bombardiers « Blehheim » protégés par les « Bloch 152 » ont payé un lourd tribut : un avion anglais s'écrasait à Floing et deux chasseurs français tombaient à Phades et aux Hauts-Buttés.

Merci à un de nos lecteurs qui a permis de retrouver ce morceau de notre histoire et de renouer avec les familles des pilotes disparus pendant ces combats.

 

La cérémonie s'est déroulée dans les bois des Woieries

Source : > http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/combats-de-mai-1940-hommage-aux-aviateurs-disparus

 

 MONTHERMÉ Un site dédié à la mémoire de son grand-père

Publié le mardi 29 mai 2012 à 11H00

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/montherme-un-site-dedie-a-la-memoire-de-son-grand-pere

François Iung Munier a créé un site Internet dédié à la mémoire de son grand-père, l'adjudant-chef René Munier, pilote de Bloch 152, du Groupe de Chasse II/I, mort pour la France, le 15 mai 1940, en combat aérien dans la forêt des Woieries. Il était natif de Norroy-lès-Pont-à-Mousson.

www.munier-pilote-1940.fr.

Ce site, sous la forme d'un album de photos, tente de retracer la vie et la carrière de ce jeune pilote, abattu la veille de ses 27 ans.

Il est dédié à celles et ceux, qui ont permis de sauvegarder sa mémoire, particulièrement par les commémorations qui se déroulent, là où est tombé son avion, au nord de Monthermé, dans les Ardennes, grâce à l'Union Nationale des Combattants, section de Monthermé.

Ce site rend hommage, également à Raymond Autier, tombé lors de la même mission dans les bois du Fay de Phades.

François Iung Munier et Raymonde Lesjone, fille de l'adjudant-chef Autier lors de la dernière commémoration des deux aviateurs aux Woieries.

Le 15 mai 1940, les Allemands venaient de franchir la Meuse et pour tenter de détruire les ponts provisoires 4 bombardiers britanniques, Bristol Blenheim, appuyés par 6 chasseurs français Bloch 152 avaient quitté l'aérodrome de Laon-Couvron. Deux Bloch 152 durent faire demi-tour en raison d'un problème moteur.

A la verticale de Monthermé, une trentaine de chasseurs allemands Messerschmitt ME 109 et quelques ME 110 les interceptèrent.

Un bombardier Bristol Blenheim fut abattu, ainsi que les Bloch 152 des adjudants chefs Raymond Autier et René Munier. Les deux autres Bloch 152 purent se poser, mais criblés de projectiles.

Cette mission est détaillée grâce aux extraits de l'ouvrage Combats oubliés du ciel des Ardennes et de la Marne 15 mai -14 juin 1940, de Françoise et Pierre Roger. Egalement, sur le site Internet, sont décrits les avions que René Munier a pilotés, les cérémonies à sa mémoire, ainsi qu'à celle de Raymond Autier. Ce site constitue également un hommage à tous les frères d'armes qui ont perdu la vie lors des conflits passés et présents pour qu'on ne les oublie pas.

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Le 22 mai 2011 :

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Le 15 mai 2010, à l’occasion du 70e anniversaire, la commune de Norroy-les-Pont à Mousson était représentée par la délégation de son conseil municipal : Monsieur Villemet, Maire, accompagné de Messieurs Gloëkler et Reignier et de son porte drapeau, Monsieur Mican :

 

 

(Source : Est républicain du 19 juin 2010)

 

Bulletin annuel de Norroy les Pont à Mousson

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Le 3 mai 2009 : Le président des anciens combattants de Norroy-les-Pont à Mousson, Monsieur Kraus (décédé en 2011), ainsi que le porte drapeau, Monsieur Mican, participent à la cérémonie.

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Le 4 mai 2008 :

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Le 20 mai 2007 :

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Le 7 mai 2006 :

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Le 6 juin 2005 :

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Le 13 mai 2004 :

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Le 18 mai 2003 :

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Le 12 mai 2002 :

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Le 5 juin 2001 :

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Le 27 mai 2000 :

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Le 15 mai 1999 :

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Le 16 mai 1998 :

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Première cérémonie, en 1997, organisée à l'initiative de Monsieur Paul Lotterie, président de l'union nationale des combattants des Ardennes (UNC) :

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Le 1er octobre 1949, discours de Monsieur le Maire, de Norroy-les-Pont à Mousson, Monsieur Edmond Rosant, lors du retour du corps de René Munier.

Inscriptions :
-  sur la palme : Tes camarades de l'Armée de l'Air,
- à droite de la croix : Sapeurs-pompiers.
Collection Patrick Arnoud

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François Iung, fils aîné de la fille Anne, de René Munier.
francois1.iung@orange.fr