L'escadron de chasse 2/1 « Morvan » perpétue les traditions des escadrilles SPA 94 « la Mort qui fauche » et SPA 62 « Coq de combat » de la Grande Guerre.

Créée le 1er juin 1917 à Melette, près de Chalons-sur-Marne, la N 94 échange ses Nieuport contre des SPAD en février 1918.

Dans te cadre de la division aérienne et de celui de l'escadre n°1 du groupement Ménard, la SPA 94 s'intègre au sein du groupe de combat n°18. Quant à la SPA 62 et sa devise « Unguibus et Rostre », elle fut l'escadrille, à la fin de la guerre en 1918, la plus décorée de France.

Le 1er janvier 1920, les SPA 94 et 62 constituent respectivement les 6e et 9e escadrilles du 1er RAC de Thionville.

La SPA 94 devient, le 1er juin 1924, 7e escadrille du 34e RAM du Bourget, la SPA 62, 7e escadrille du 38e RAM de Thionville, Le 1er juillet 1932, ces deux escadrilles forment te GC II/1 qui effectuera la bataille de France sur MB 152 avant d'être dissoutes sur D 520 à Montélimar, le 28 novembre 1942.

Après la deuxième guerre mondiale, d'octobre 1949 au 1er octobre 1950, la SPA 94 se retrouve associée à la SPA 31 au sein de l’EC 3/2 « Côte d'Or » tandis que la SPA 62 et ta SPA 48 se réunissent, chacune avec son fier volatile, sous la bannière de TEC 4/2 « Coq Gaulois ».

Du1er avril 1962 au 28 février 1966, en toute logique, les SPA 94 et SPA 62 reprennent leur destin commun au sein de l'EC 2/1 « Morvan » qui s'identifie ainsi parfaitement au GC II/1 de 1932 ( par respect des traditions et logique de numérotation ).

La SPA 62 renaîtra, en avril 1981, 3e escadrille de l’EC 3/5 « Comtat-Venaissin » pour assurer la transfor­mation des pilotes sur Mirage F1 jusqu'en juillet 1988, date à laquelle son fanion sera confié à l’EC 3/30 « Lorraine » pour la même mission.

La SPA 94 retrouvera l’EC 2/2 « Côte d'Or », en octobre 1972, en constituant sa 3e escadrille pour assurer la transformation des pilotes sur Mirage III jusqu'au 26 juin 1986, puis maintenant sur Mirage 2000.

 

Extrait d’Air Actualités n°457 (nov. déc. 1992)

1933, Le Bourget, Nieuport 62

 

Dewoitine D510, campagne d'Afrique, 1937/38 SPA 94

Encyclopédie Atlas-Aviation,  numéro 34, page 671, Dewoitine D510, Numéro 2, Numéro de série 321, SPA 94

 

Dewoitine D510, SPA 62

Le GC II/1 au complet. Devant un Dewoitine D 510, 1937 ?
De la gauche, vers la droite : en haut, le 10e René Munier, le 22e Ernest Richardin.

 

Le GC II/1, 4e escadrille, devant un Dewoitine D 510, 1937 ?
De la gauche, vers la droite : en haut, le 4e René Munier, le 5e Becquet, le 7e Ernest Richardin, le 11e Veniel ?

Le GC II/1, 4e escadrille, par beau temps, devant un Dewoitine D 510, 1937 ?
René Munier, le 9e, Albert Coiral, le 11e, Ernest Richardin, le 12
e.


Octobre 1937

Le témoignage de Georges LE CORRE, appelé, puis mobilisé au GC II/1, du 19 octobre 1937, à Etampes, démobilisé le 23 juillet 1940, au Luc, par Olivier CASTRIC, l'époux d'une de ses petites filles.

Sa biographie


Mai 1938

 

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

Documents consultés en salle de lecture, samedi 10 novembre 2012, par Raymonde Autier,
aux archives de la Défense à Vincennes

Journal de marche de la première escadrille de Chasse (cartonné)

(G 7784 G102) Je prends quelques photos du journal


Mai 1938

L’escadrille est stationnée à Etampes du 1/5/1938 au 13/5 composée de 3 off. 11s/off. PN et PNN et 26 hommes de troupe. Elle effectue  des allers-retours vers Chartres, Le Bourget. Réglage d’armes, rodage de moteurs. (Signé du Colonel Pitault)

Du 14/5/38 au 3/6/38, l’échelon volant est à Perpignan pour des tirs.


Juin 1938

Retour le 4 juin à Etampes. Quartier libre les 6 et 7 juin

En Juin, révision des avions, entraînement, vols de nuit, exercice de tir, Radio, Essais. Quartier libre le 23, Repos le 26


Juillet 1938

Du 1 au 7 Etampes-Villacoublay. Les 2 et 3 Repos. Le capitaine Labit est affecté à l’Etat Major de la 1ière escadre, le 5, le Capitaine Veniel est affecté à la 3ème escadre dont il prend le commandement.

Puis les pilotes s’entraînent pour le défilé du 14 avec essai de moteurs, répétitions. Le 15, ils ont quartier libre, le 16, à Dijon, repos à Dijon le 17. Ensuite, voyages à Berk, Amiens, Reims. Pour Radiophonie, attaque bombardiers, Acrobaties.


Août 1938

Le lieutenant Calmoy est affecté à l’EM du GC II/1

Le Sous-Lieutenant Matras est affecté à l’EM de la 3ème escadre

Les 1, 2, 3 Ils s’entraînent : Radio et reconnaissance terrain Coulommiers.

Du 7 au 10 Manœuvres à Coulommiers

De retour à Etampes, divers voyages à Chateauroux, Deauville, Chartres.

Le 12 le Lieutenant est affecté à la 3ème escadre, et Matras à la 4ème

Le 15, repos

Les 18, 19, 20 Deauville

De retour à Etampes, vols de nuit. Nancy, Rennes

Au mois d’août 1938, l’escadrille a volé 203 heures 20 mn et 7 heures de vol de nuit (ce qui semble constituer un record, ensuite, les heures ne sont plus inscrites)


Septembre 1938

L’escadrille est stationnée à Etampes, ne vole pas les 3, 4, 5, 6, 7 ni du 9 au 15, ni du 24 au 26 septembre malgré une bonne météo.

Le 27, lâchés sur D 510 avec entraînement.

Du 28 au 30 Entraînement sur Bloch


Octobre 1938

L’escadrille est stationnée à Etampes. Pas de vol les 1 et 2, les 8, 9, 10, les 15 et 16, les 22 et 23. Repos les 2, 9 30 et 31

Quand ils peuvent voler, c’est en patrouilles serrées et entraînement sur plastron. Montée à 4000 mètres avec acrobaties et vol de nuit.

Des allers-retours vers Dijon et Metz

Le colonel Pitault se tue à l’atterrissage sur le terrain de Gray, ce qui constitue l’événement du mois. Ses obsèques ont lieu le 27/10 sur le terrain d’Etampes

Le sergent pilote Challe et le Sergent Radio Chamblay sont affectés à Villacoublay.


Novembre 1938

L’escadrille est stationnée à Etampes

Repos les 1-6-20-27 Quartier libre le 2

Entre le 11 et le 17, le manque de personnel n’a permis aucun travail en escadrille, les officiers et sous-officiers étant employés dans les services de La Grande Semaine

Le 18, le sergent Guittard venant d’Istres est affecté à la 3ème escadre

Le sous-lieutenant Sallier est affecté par décision ministérielle à la 1ère escadre de chasse 3ème escadrille

Le 21, début de l’instruction militaire d’hiver avec conférences militaires (armement, navigation)


Décembre 1938

L’escadrille est stationnée à Etampes

Pas de vols les 3, 4, 5, 7, 10

Travail d’acrobaties et de navigation

Le 6 le lieutenant pilote Guizard endommage son appareil à la suite d’un mauvais atterrissage Le 10, lecture et commentaire par le lieutenant Brun du chapître traitant de la correspondance militaire et du droit de faire paraître dans les journaux des articles.

A 10h30, un film sur le péril vénérien

Le 15 à 16heures, conduite à tenir en cas de panne

Nombreuses permissions Neige du 19 au 28


Janvier 1939

Stationnement à Etampes

Pas de vol (neige ou brumes) du 1 au 30 sauf les 24, 25 et 27 (Seulement 10 heures de vol)


Février 1939

Stationnement à Etampes

Pas de vol (mauvais temps) mais sports d’hiver, départ de Courtis, retour de Mazo


Mars 1939

Assez bonnes conditions météorologiques pourtant 24 jours sans voler

Au total 15 heures devol


Avril 1939

Le 13 Le sergent Guilhain se tue en service aérien

 


Mai 1939

Essais de moteurs Perpignan, Bordeaux

Arrivée à l’escadrille de l’adjudant chef Autier le 24 mai 1939

Le capitaine Veniel pour la 3ème escadrille, le capitaine Robillon commandant du 2ème groupe, le Commandant Dauphinet commandant de l’escadre signent l’état de Mai.


Juin 1939

L’escadrille stationne à Lésignan du 30 mai au 9 juin 39 pour des manœuvres (exercices de tir sur manche)

Quartier libre le 10

Vols de nuit

Retour à Etampes le 9 jusqu’au 27

Stationnement à Melun les 27 et 28

Retour à Etampes pour l’inspection du matériel


Juillet 1939

Entraînement défilé 1ère escadre au-dessus de Chartres et Chateaudun

Le 19 juillet l’A C Autier et le St. Guilard à Avord

Le 28 juillet, le Potez 630 n° 44 piloté par l’adjudant chef Autier perd une hélice en vol et se pose normalement à Rouen

Le 31 juillet l’A C Autier à Avord


Août 1939

Stationnement à Etampes jusqu’au 27 puis départ à Buc

En marge : « L’escadrille reçoit l’ordre (23 août) de charger l’échelon roulant, de préparer les avions, de se tenir prête à rejoindre son terrain de concentration : Buc

Les permissionnaires commencent à rejoindre et les réservistes sont appelés.

Stationnement à Buc

L’escadrille est en alerte, prête à décoller sur ordre et accomplir des missions de guerre


Septembre 1939

Personnel du GC II/1 - 1er septembre 1939-25 juin 1940, par Alain Coste

Photos des comptes-rendus :

Source : Service historique de la Défense

Les patrouilles de guerre sont formées :

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense


Octobre 1939

Source : Service historique de la Défense

Lundi 30 octobre 1939, Autier est en stage à Orléans

Buc, octobre 1939

Sources : Olivier CASTRIC, l'époux d'une des petites filles de Georges LE CORRE, Sa biographie


Novembre 1939

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense


Décembre 1939

Source : Service historique de la Défense

Le 23 décembre 1939 une fête a lieusur le terrain d’Etampes dans le hangar du Touring Club avec l’inauguration du foyer du soldat

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

- Fête artistique avec la présence d’artistes Saint-Granier, Félix Paquet, Daniel Clérice, Boucot, Gaby Basset, Corinne Luchaire…Le lendemain tout est rentré dans la norme :

- femmes et gueules de bois sont bannies

- et la vie d’ascètes des guerriers reprend son cours


Janvier 1940

Pas ou presque pas de vol


Février 1940

Le 13, Autier, Desage, Naudin font un convoyage à Lyon. Rentrent le 17

Le 19, Munier rentre de stage à Toulouse où il était parti le 10 de Buc

Remarque en Marge «  Durant le mois de févier, aucune mission de guerre


Mars 1940

Le 8, Autier, Becquet, partent en stage à Toulouse. Retour le 1er avril (dernier stage de P.S.V : pilotage sans visibilité)

         - Couverture sur alerte durée 55 mn : RAS

Le 21 Munier part en LD retour le 1er avril

Hiver 1939/40

Liste des Bloch 151-152 du GC II/1, par Alain Coste

Bloch 152, Numéro 3, SPA 94, en 1940

Bloch 152, Numéro 5, SPA 94

Sergent-Chef Michel Roquerbe. Couvron, France, mai 1940,  Bloch 152, Numéro 8/136, SPA 62

http://wp.scn.ru/en/ww2/f/453/21/1#6

Bloch 152, au second plan : Numéro 8, A/C CROCQ, SPA 94

Bloch 152, Numéro 09, SPA 94, Etampes, en mai 1940, René MUNIER...

... un autre Numéro 9 ?

Bloch 152, Numéro 10, à BUC, le 10 mai 1940, SPA 94

  

Bloch 152, Numéro 12, SPA 94

Bloch 152, Numéro de série 160, Sgt BRISOU, SPA 94

Bloch 152, Numéro de série 539, SPA 94, Buc, en mai 1940

Bloch 152, Numéro 22 Numéro de série 570, Ltn RIDRAY, le 14 mai 1940, à Laon

Bloch 152, Numéro 32, SPA 62 (photo SHAA)

 

Source : ICARE-1939-40 / volume 1 : la Chasse, page 131

De gauche à droite : Monfort, SGT Patoov, ADJ Becquet, S’LT Balland, LTN Maurin, LTN Ridray, SGT Brisou, SGT Roquerbe, ADC Richardin

Source : ICARE-1939-40 / volume 1 : la Chasse, page 131

De gauche à droite : Docteur, LTN Fontaine (tué résistance), Cap Coiral (disparu 14/05/1940),  LTN Brun (tué 194 ?), CDT Robillon (Com GC II/1), LTN Ridray, Cap Mac Mahon (adjoint groupe,  décédé), LTN Clerc (décédé), CAP Véniel, LTn Matras (général 1968) ADC Autier (décédé), S/LTN Belland, S/LTN Jall…, Colo…


Avril 1940

Le 7 avril :  Autier part en LD retour le 20 avril


Mai 1940

 

Coll.  Serge Joanne, pilotes du II/1, par les bons soins de Lionel Persyn
En partant de la gauche, peut-être le 3
e LTN Ridray et le 5e ADJ Becquet

Extrait du Journal des marches et opérations, du GC II/1 (... mai 1940)

Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET, petite cousine de l'ADC RICHARDIN

Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET, petite cousine de l'ADC RICHARDIN

Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET, petite cousine de l'ADC RICHARDIN

Dimanche 12 mai, Hutter abat 1 Heinkel III

Photos du journal du 15 mai 40 :

Source : Service historique de la Défense

Dans le deuxième document, on trouve le compte-rendu manuscrit sur un ton plus familier, avec parfois de l’humour. Puis le récit cesse pendant une quinzaine de jours et une autre écriture apparaît (mais j’avais épuisé mon temps)

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Journal des marches et opérations, du GC II/1,  15 et 16 mai 1940.

Source : Service historique de la Défense (référence SHD : AI G7785), par les bons soins de William Bazire


Compte-rendu, datant du 15 mai 1940, du lieutenant Brun :

(Source : http://www.histavia21.net/Ba102/LIEUX-HISTOIRE/BA-102/Brun2.JPG )

http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article185710

http://reseaualliance.e-monsite.com/pages/biographie-des-membres/aime-brun.html

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense

Source : Service historique de la Défense


Quelques pilotes du II/1 autour du capitaine ridray et du lieutenant maurin, blessé en juin 1940.
Source :  "les 1000 victoires de la chasse française, mai-juin 1940" de Jean Gisclon.
Le huitième en partant de la gauche : Richardin.

Juin/Juillet 1940, trois du GC II/1 : Richardin, Becquet (tué lors d'un transfert, le 12 Juillet 1940) et Monfort.
Source : photo : Service historique de la Défense,
Commentaires : Alain Coste et Pascal Poly.

Photographie ramenée de Valensole, en juin / juillet 1940, par Georges LE CORRE.
Elle a probablement été prise après l’armistice compte tenu de l’alignement des Bloch 152.
Autrement, on peut supposer qu’ils seraient éparpillés et camouflés.

Sources : Olivier CASTRIC, l'époux d'une des petites filles de Georges LE CORRE, Sa biographie

Au premier plan, le n° 309 "3" monture habituelle du lieutenant Brun après la perte de son n° 122, le 15 mai 1940
(commentaire Alain Coste).

 

Septembre 1940 : quelques pilotes de la 3e escadrille, au Luc, en septembre 1940.
De gauche à droite : Sgt Michal, S/C de Courtis, S/C Guittard, Sgt Sarrail,
S/C Largeau (qui sera tué au Normandie-Niémen), A/C Crocq,
Lt X, S/Lt Laurent.
(Coll. J. Sarrail). Livre de Serge Joanne : Le Bloch MB-152, page 508


Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET, petite cousine de l'ADC RICHARDIN


Le 13 août 1941, relevé des numéros de l'armement des Bloch MB 152 189, 255 et 164 :

Source : Service historique de la Défense

 


2006, les traditions du SPA 94 conservées à la Base Aérienne 102 de Dijon, Mirage 2000-5.

 

2015, SPA 62 de la Base Aérienne 133 de Nancy Ochey, Mirage 2000-D.

 


 

François Iung, fils aîné de la fille Anne, de René Munier.
francois1.iung@orange.fr