Guy BOUTTIER

Adrien ASTIER

Les futurs pilotes du NORMANDIE-NIEMEN,  dans la Bataille de France

Albert BALMER

Ernest RICHARDIN

Albert COIRAL

Sylvain RESCOUSSIE

Germaine L'HERBIER MONTAGNON

 

     

 


Guy BOUTTIER, par Colette Perrichon, sa nièce.

Guy Auguste Bouttier est né à Ballon (Sarthe) le 14 mai 1914, 2ème fils de Albert Bouttier et de Marie Beaujean.

1 frère Albert Bouttier (mon père) et une sœur Simone.

Jeune soldat  appelé ‘bon service armé’ de la classe 1934 de la subdivision de Le Mans.

Arrivé et incorporé au bataillon de l’air le 21/10/1935.

Nommé maître ouvrier le 01/06/1936.

Guy Bouttier était affecté à Villacoublay, le 01/09/1936, puis à Etampes le 29/10/1936 jusqu’au 06/12/1937. Il a certainement connu René Munier.

IL s’est marié le 17 Avril 1937 avec Lucie Miquel (celle-ci est décédée le 06/12/2000).

Ils ont eu une fille Gisèle (celle-ci est décédée le 11/05/1998).

Admis au centre Ecole en qualité d’élève pilote. Il a été affecté à la base aérienne d’Istres le

06/12/1937. Brevet de pilote militaire d’avion le 27/07/1938.

Il a été affecté à la base aérienne de Chartres le 01/05/1939.

Le 23/05/1940, il a participé à une des premières attaques contre les engins blindés, attaque couronnée de succès.

Guy Bouttier a contribué avec plusieurs autres pilotes a abattre un Heinkel 111, le 02/06/1940.

Le 13/06/1940, au cours d’un combat engagé contre les bombardiers ennemis protégéset supérieurs en nombre, il a abattu seul un Messerschmitt 109.

Affecté enAfrique du Nord le 18/06/1940.

Arrivé à Fez (Maroc) le 13/07/1940, à Oran le 25/07/1940.

Curtis H 75, N°949 : Les pilotes de la 2ème escadrille du GC I/5,  à Rabat,  le 18 octobre 1941.
Debouts : A/C Nédélec, S/Lt Plubeau, Lt Dugas de la Boissonny, A/C Tesseraud, Lt Vinçotte,
S/C Tallent, S/C Bressieux, X, S/Lt Baptizet et A/C Séguy.

Accroupis : S/C de la Fléchère, S/C Bouttier, et S/C Delparte.
Sources : "A. de la Fléchère", par les bons soins de Lionel Persyn

Le 26/11/1943, il a personnellement abattu un Dornier 17.

Il a été tué à l’age de 30 ans au cours d’une mission de guerre le 23/06/1944, abattu par la FLAK allemande à Pise (Italie). Il a été décoré de la croix de guerre 1939-1945(1 étoile de bronze, 1 vermeil, 3 palmes).

 

Acte de décès de Bouttier Guy, Auguste, sous lieutenant, au groupe de chasse 1/7, le 23/06/1944, à 6 heures du matin aux environs de Pise (Italie) :

- Nommé caporal, le 01/12/1936,

- Nommé sergent, le 16/11/1937,

- Nommé sergent-chef, le 01/03/1940,

- Nommé adjudant, le 01/12/1942,

- Affecté au groupe de chasse 1/5, le 25/08/1940,

- Affecté 2ème escadrille du groupe de chasse 1/5, le 28/01/1941,

- Ecole des officiers, à Marrakech, le 10/03/1943,

- Nommé sous-Lieutenant, le 23/06/1943,

- Affecté au groupe de chasse 2/9, le 29/07/1943,

- Affecté au groupe de chasse 1/7, le 01/10/1943,

- Fait mouvement avec son unité le 01/05/1944 (échelon aérien), sur Borgo-Bastia, arrivé le 01/05/1944,

 

Chevalier de l’ordre national de la légion d’honneur à titre posthume.

Le 23/06/1944, méprisant une FLAK intense et précise a bombardé un pont avec succès, malheureusement, touché dans l’action a eu son avion désemparé et s’est écrasé au sol.

Totalisait 1100 heures de vol, dont 212 heures de vol de guerre.

Du 10 mai 1940 au 23 juin 1944 a effectué 30 missions de reconnaissance et mitraillage.

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Albert BALMER, par Lionel  BRUNET, son petit-fils.

Albert Balmer a été breveté mécanicien le 1er Novembre 1928 n°4944, puis breveté pilote militaire le 2 septembre 1932 n°23869, breveté commandant d'avion le 28 Avril 1939 n°137. Il a été affecté dans les garnisons : Le Bourget, Istres, Le Luc ...

 

L'Adjudant Albert Balmer et l'Adjudant-chef Lievre ont volé ensemble en 1939, sur Potez 25, pour des missions photos. Cette photo avec le COMET a été prise pendant l'un de ces vols communs. D'après les carnets d’Albert Balmer, ces vols ont eu lieu les 24 et 25 juillet 1939, dont un atterrissage a eu lieu à Orly. La photo a-t-elle alors été prise à ce moment et à cet endroit ?

De gauche à droite Munier, Balmer, ?, Lievre, ?

Très bon pilote et excellent en acrobatie, Albert Balmer fut muté à Etampes comme instructeur et faisait partie de la patrouille d'Etampes. Pendant les évènements de 1940, il fit partie de la patrouille de défense d'Etampes (une victoire sure et une probable), fut rattaché au I/55et pilota les rares Arsenal VG33.

 

 

 

 

 

 

Il fut ensuite muté au groupe II/1, puis augroupe III/6 en Algérie en 1941.

Le Dewoitine 520 N°25, de l'Adjudant Albert Balmer, le nom de ces deux pilotes, n'est pas connu.

Quelques instants avant le décollage d'Istres pour la Syrie le 15 juin 1941, à 15h30
Sources : Lionel Brunet

Sources : Lionel Brunet

 

I

De gauche à droite :
Sgt Georges Gauthier - S/C Martin Loï - S/C Robert Killy (II/3), le père de Jean-Claude Killy - A/C Albert Balmer et S/C Jean Macia,
fin
1941, à Alger, certainement devant les hangars de Maison-Blanche.

Sources :
Lionel Brunet

 

De gauche à droite : Albert Balmer et peut-être le Sergent Gauthier.
Sources : Lionel Brunet

Il fit la campagne de Syrie, en 1941. Puis,il fut muté en 1943, comme instructeur à l’école de chasse de Meknès, au Maroc.

 

Dewoitine 520 N°243 : Pilotes du III/6, en février 1943, dont Michaux, Rivory et Balmer (le troisième en partant de la gauche).
Sources :
"A. Michaux, via le Service Historique de la Défense", par les bons soins de Lionel Persyn


 
Il quitta l'Armée de l'air en 1945, retourna en France, où il rentra comme pilote, à Air France.

Il mourru dans un accident d'avion au Maroc, le 10 octobre 1946 après plus de 3 222 heures de vols.

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Adrien ASTIER

 

 

Source : Historique de l’Armée de l’Air

Il est juste midi, ce 10 mai 1940, lorsque le capitaine Adrien Astier, commandant la 2escadrille du GC I/8 s’installe aux commandes de son Bloch 152 pour une mission de protection d’un Potez 63-11. Sa patrouille de trois avions attaque, vingt minutes plus tard, des bombardiers Dornier 17 escortés par douze Messerschmitt 109 au sud de Chambley (Meurthe-et-Moselle). Après avoir annoncé par radio la destruction d’un Dornier, Adrien Astier ne parvient pas à échapper aux nombreux chasseurs d’escorte et périt dans l’écrasement de son Bloch 152 à Jaulny. Lorsque l’armistice entre en vigueur, le 25juin 1940, 567 aviateurs français ont perdu leur vie au combat depuis septembre 1939, 470 autres sont blessés, mais 640 avions allemands de tous types ont été abattus.

 

Source : Républicain lorrain du 11 mai 2004

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Marcel RENAUDIE, par  Jean-Loup FROMMER 

 

(sa biographie)

L'Ardennais du 13/05/2015

 

Stèle à la mémoire de l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE (Mort en combat aérien le 13 mai 1940),
inaugurée le 09 mai 2015 (soit 75 ans après sa disparition) au lieu-dit les grands Riaux d'en bas à la Neuville-aux Joutes (Ardennes),
non loin du point de chute de son Morane Saulnier 406 - n° 286 - codé 4 - (Matricule N698),
dans la forêt de Saint-Michel, à environ 200 mètres de la stèle inaugurée.

De gauche à droite : Mireille (fille cadette du pilote qui réside en Isère - Echirolles),
Huguette (fille aînée du pilote qui réside en Touraine - La Riche).
La veuve de Marcel RENAUDIE (Madame Rolande LEBON) résidait à Tours, elle est décédée en 1995.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Panneau situé à gauche de la stèle qui rappelle que ce 13 mai 1940, le Groupe de Chasse II/2 a perdu 3 pilotes,
dont son commandant de Groupe, le Commandant BERTROU; son adjoint,
le Capitaine de GAIL et l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE,
qui tenait dans la formation la place de sous-chef de la patrouille d'accompagnement.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Plaque commémorative de la stèle, elle comporte une erreur de gravure,
en effet l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE est titulaire de 2 citations à l'ordre de l'Armée de l'Air,
donc sa Croix de Guerre 1939-1940 devrait comporter sur son ruban 2 Palmes et non une.

"Fonds Jean-Loup FROMMER" 

 

"Fonds Jean-Loup FROMMER"
Cette photo présente ce qui a été trouvé, outre l'arme de service du pilote offerte à ses deux filles :

 

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

- une pale de l'hélice, dont le "logo" constructeur (les Etablissements CHAUVIERE) apparaît bien. Des débris de la carlingue avec les couleurs intactes de la cocarde tricolore. Les photos que j'ai fournies pour la cérémonie de gauche à droite:

 

 

Logo constructeur de l'hélice : le "C" au milieu pour : Ets.CHAUVIERE
Inscriptions :
INTEGRALE
BSGDG = Breveté sous garantie du gouvernement
DRP = Deutsche Reich Patent
Il faut en déduire que le brevet avait été déposé aussi en Allemagne.

"Fonds Famille RENAUDIE"

La photo devant la pale d'hélice représente un pilote devant l'hélice d'un MS 406,
afin que l'on puisse se représenter le contexte de la pale retrouvée (on y voit bien le logo constructeur).

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

- le portrait du frère du Pilote : Maurice RENAUDIE Adjudant-chef Mitrailleur au GB 1/54, décédé en combat aérien la veille : 12 mai 1940, il repose au Cimetière de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), voir  sur : http://www.aerosteles.net/stelefr-bassenge-renaudie,

- le trophée gagné en 1937 par Marcel RENAUDIE, qui lui conféra le titre de Champion de Tir au canon de la Chasse française, tant au classement individuel qu'au classement par escadre. Il représentait la 2e Escadre, à signaler l'erreur de gravure du patronyme sur la plaque du Trophée.

 

"Fonds Famille RENAUDIE"

 

"Fonds Famille RENAUDIE"

 

- le portrait de Marcel RENAUDIE et deux photos au début de sa carrière, l'une le montrant avec des bandes molletières, l'autre en tenue de cérémonie au grade Sergent,

 

L'après-midi du jour où disparaît l'Adjudant-chef Marcel RENAUDIE, le 13 mai 1940, il ne pilotait pas son MS 406 mais celui de son ami l'Adjudant-Chef Pierre DORCY, dont en matinée celui-ci venait d'être crédité de sa 3e victoire en abattant un Henschel 126, avec l'Adjudant POLLONO (qui dût interrompre son attaque, et rejoindra son terrain appareil endommagé), le Sergent-chef de LAGASNERIE, et le Sergent BREITENSTEIN.

DORCY la veille, le 12 mai 1940 avait eu sa 2° victoire abattant un Dornier 17 sur cet appareil, il finira la Campagne de France avec 6 victoires en collaboration.

 

Les Familles RENAUDIE et DORCY étaient amies et se fréquentaient.

 

Stèle point d'impact du MS 406 dans la forêt de Saint-Michel.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Plaque de la stèle du point d'impact du MS 406.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Débris du MS 406 retrouvés au point d'impact.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

 

Panneau du lieu-dit, situé à 50 m de la stèle commémorative de l'Adc Marcel RENAUDIE.

"Fonds Jean-Loup FROMMER"

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Les futurs pilotes du NORMANDIE-NIEMEN,  dans la Bataille de France", par Alain Fages

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Bernard CORDIER (1912-1993), pilote puis trappiste, le Père BAUDOIN,  par lui-même 

A voir absolument le site qui lui est dédié : http://henri.eisenbeis.free.fr/bernard_cordier_pilote_trappiste.htm Bernard CORDIER était pilote à la  1re Escdre de  Chasse de  1931 à 1936 ( le Bourget, Istres, puis Etampes) il a du certainement croiser René Munier ?

Extrait du site, période 1932 à 1936 :

“ 1ère Escadre de Chasse le Bourget, Istres, au fonds du canal de la Bruche à Strasbourg... centre de vol à haute altitude 

Enmai 1932 je suis affecté comme caporal-chef à la première escadre de chasse de Chasse au Bourget et à la première  escadrille sur Nieuport 62, l'avion de chasse de l'époque, assez lent mais très solide.

Je suis heureux d'être près de ma famille qui habitait toujours Neuilly.

Onvolait très peu dans l'armée de l'air, 10 heures en été, une ou deux heures par mois en hiver.

A part l'entraînement aux manœuvres de chasse, c'était toujours l'acrobatie qui me passionnait et avec le goût du risque que l'on a à 20 ans, il fallait la faire le plus bas possible.

Petit à petit, j'arrivais à faire des tonneaux déclenchés à hauteur des arbres, ou encore à faire des concours à celui qui redressait une vrille le plus bas possible. Je me souviens surtout des ressources au ras du sol ou l'on avait le "voile noir" pendant plusieurs secondes et on se demandait alors si on emboutissait le sol ou si ça passait.

C'était sûrement stupide de prendre de tels risques, mais il était aussi nécessaire de ne pas avoir peur de la mort si l'on voulait devenir un bon pilote de chasse en temps de guerre. En fait, chaque année, un pilote se tuait à l'escadrille sur les 10.

Ce fut une joie le jour ou mon commandant d'escadrille me fit admettre dans les patrouilles d'acrobatie, car au Bourget lorsqu'un chef d'Etat y atterrissait, en plus de la Garde Républicaine au sol, il y avait une patrouille d'acrobatie qui faisait une démonstration, évidemment le plus bas possible et avec un grand bruit de moteur et le 500 cv Hispano ronflait à merveille. Toutes les fois le Commandant civil de l'aéroport demandait une radiation pour ces pilotes qui enfreignaient toutes les règles de la circulation.

Au Bourget il y avait aussi les défilés du 14 juillet. Les 40 avions de l'Escadre se s'alignaient plans dans plans sur le terrain et décollaient tous ensemble. Il valait mieux ne pas faire d'écarts pendant ces décollages. On passait très bas au-dessus de Paris, et la consigne était qu'en cas de panne, il n'y avait que la Seine pour nous accueillir.

La grande affaire était chaque année le tour de France de l'escadrille en 5 ou 6 escales. Bien que petit caporal-chef à peine arrivé à l'escadrille, je fus désigné pour en faire partie.

La première escale était Strasbourg. Le temps était radieux et déjà je voyais la flèche de la cathédrale lorsque mon moteur s'arrête brusquement. Je regarde les prés qui pourraient me recevoir et j'en choisis un qui pourtant n'était pas très grand. J'arrive un peu trop vite et le sol défile sans que mes roues veuillent bien se poser. Au bout du terrain un petit remblai que j'essaye de sauter, et c'est un choc brutal à plus de 100 km/h. Je me retrouve au fonds d'un canal, le canal de la Bruche ayant laissé mon train d'atterrissage sur le remblai. L'eau avait heureusement bien amorti le choc, et sans perdre conscience, je réalise que je suis dans l'eau.

Etant bon nageur, je débloque mes ceintures et mon harnais parachute et je fais surface. Je monte sur la rive où il y a avait déjà du monde, et j'étais évidemment tout trempé. L'idée me vient alors qu'il y a des consignes très spéciales à suivre lorsqu'on se pose en campagne, mais la notice de ces consignes était dans un coin de la carlingue. Puisque j'étais tout mouillé, je n'hésite pas à replonger dans le canal pour rechercher cette foutue notice et éviter tous les désagréments de n'avoir pas observé toutes les consignes voulues.

Sur la rive du canal, j'étale toutes les feuilles trempées et illisibles et en attendant qu'elles sèchent je pense que je dois récupérer mon parachute. Second plongeon et je ramène le parachute. Et puis je pense à ma petite valise attachée au fond de carlingue, et c'est un troisième plongeon à la stupéfaction de tous les badauds rassemblés pour contempler l'accident.

Je ne sais comment il y avait déjà là un journaliste qui en fait un grand article dans les "Nouvelles d'Alsace". C'était la première fois que mon nom figurait dans un journal mais j'étais désolé d'avoir cassé mon avion et raté ce voyage de l'escadrille.

Au bout de cette première année en escadrille je me rengage comme sergent grâce à mes bonnes notes: "Excellent pilote de chasse, très bon acrobate, souple et précis. Fait partie de la patrouille d'acrobatie et de la patrouille de concours de tir de la 1ère escadre. Doit devenir un pilote de grande classe. Cap. Robillon"  ”

En 1937 de pilote de chasse il devientpilote de transport à Air France et mobilisé en 1939, il redevient pilote de chasse sur sa demande, une chose exceptionnelle  (avec Raymond Tixier ils sont les seuls à avoir obtenu cette dérogation). A la fin de la guerre il retourne à Air france. 

Il a été aussi pilote de Lysander avecson ami Georges Libert  (les 2 seuls Français affectés à l'escadrille des "pick-up", l'escadrille  Clair de Lune (opérations aériennes clandestines ) 


Ernest RICHARDIN (Né le 17/11/1906), pilote à la 4e escadrille du GC II/1, par Joël PIHIER et Véronique AUGUET, sa petite cousine. Elle est à la recherche des descendants d’Ernest RICHARDIN.

Ernest RICHARDIN et René MUNIER devaient bien se connaître au moins depuis leur séjour en Afrique du nord (1937), voire 1934.

Ernest RICHARDIN était originaire de l’Aisne (Saint Quentin). Il est né le 17 novembre 1906, à Guise.

 

Ses parents se seraient mariés en 1906, dans l'Aisne
Source : Véronique AUGUET

Ernest, à gauche, sa sœur Blanche et ses frères
Source : Véronique AUGUET

 

Il entre en service, le 24/03/1925.

 

Source : Véronique AUGUET

Il est nommé au de Sergent, le 25/09/1926.

 

Source : Véronique AUGUET

 

Source : Véronique AUGUET

Il est nommé au de Sergent/chef, le 01/04/1931.

Il est affecté au 34e régiment d’Aviation, le11/04/1932.

Il est affecté à la base aérienne du Bourget, le 01/07/1932.

Il obtient son brevet de conduite de véhicules automobiles, le 09/05/1933.

Il est nommé au grade d’Adjudant, le 01/10/1934.

 

1934 ? : …, KUNTZEL, BECQUET, DUBREUIL, ROGER, RICHARDIN

 

Source : Véronique AUGUET

 

Il obtient un témoignage de satisfaction, le 04/02/1935.

Il obtient la médaille militaire, le 04/07/1935.

Il est affecté à la base aérienne de Villacoublay, le 17/08/1936.

Il effectue la campagne d’Afrique du nord, du 02/11/1937 au 24/02/1938.

Il obtient une lettre de félicitations, le 21/12/1937.

 

Vers 1937

 

Source : Véronique AUGUET

 

Extrait de la lettre du Sergent Jean Robert, d’Alger, le 5 février 1938 :

… « L’autre photographie a été prise par le Sgt Perrin lors de son atterrissage dans le bled en compagnie de l’Adjt Richardin et du Sgt-chef Munier,
tous trois perdus lors du voyage Sidi Ahmed-Sétif-Maison Blanche. Dans le fond à côté des Arabes on remarque l’appareil en pylône de l’Adj Richardin. »…

Lettre du Sergent Jean Robert, voir page : la vie de René Munier

Février 1938 : Le pylône de l’Adj Richardin ?

1938, ALGER, Maison-Blanche : Pisiote, Becquet, …, Richardin, Munier

 

Il est nommé au grade d’Adjudant/chef, le 01/01/1938.

 

1939/1940

De gauche à droite : Monfort, SGT Patoov, ADJ Becquet, S’LT Balland, LTN Maurin, LTN Ridray, SGT Brisou,
SGT Roquerbe, ADC Richardin

Source : ICARE-1939-40 / volume 1 : la Chasse, page 131

 

Il obtient une citation, le 21/06/1940 (1re victoire, il abat un bombardier, le 14/05/1940).

 

Juin/Juillet 1940, trois du GC II/1 : Richardin, Becquet (tué lors d'un transfert, le 12 Juillet 1940) et Monfort.
Source : photo : Service historique de la Défense,
Commentaires : Alain Coste et Pascal Poly.

Extrait du Journal des marches et opérations, du GC II/1 (... mai 1940)

Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET

Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET

Source : Service historique de la Défense, par les bons soins de
Véronique AUGUET

Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur, le 06/08/1940.

Il obtient une citation, le 26/08/1940 (2e victoire, il abat un Heinkel 111, le 21/05/1940).

Il obtient une citation, le 03/09/1940 (3e victoire, il abat un Messerschmitt 109, le 08/06/1940).

Il obtient une citation, le 03/09/1940 (4e victoire, il abat un Heinkel 126, le 11/06/1940).

Il obtient une citation, le 01/11/1940 (mise hors combat d’un avion ennemi, le 03/06/1940).

 

Source : Véronique AUGUET

 

Source : Véronique AUGUET

 

Source : Véronique AUGUET

 

Source : Véronique AUGUET

 

Source : Véronique AUGUET

 

Extrait du journal officiel du 26 août 1940...

... du 3 septembre 1940...

... et du 1er novembre 1940,
par les bons soins de
Lionel Persyn

Source : Bibliothèque nationale de France.
http://gallica.bnf.fr

 

Il obtient une citation, avec la Croix de guerre, le 31/05/1941.

 

 

Source : Véronique AUGUET

 

4 victoires sont attribuées à Ernest Richardin :

Date

Revendication

Type

Lieu

Pilote(s)

14/05/40

Détruit

Ju 87

Sedan (08)

A/C) Richardin Ernest

21/05/40

Détruit

He 111

St Denis (93)

A/C) Richardin Ernest
(Sgt) Roquerbe
(Lt) Trzebinsk

08/06/40

Détruit

Me 109

Lunéville (54)

(A/C) Richardin Ernest
(Adj) Becquet Emile

11/06/40

Détruit

Hs 126

Ermenonville (95)

A/C) Richardin Ernest
(Adj) Becquet Emile

Source : Ciel de gloire http://www.cieldegloire.com/gc_2_01.php

 

Il a été versé dans la territoriale à LYON après  l’armistice. Il n’a pas volé beaucoup pendant l’occupation.

Il était noté très bon pilote, beaucoup d’expérience, très bon chef de patrouille, très au courant des nouveaux avions, assimilant très vite, sang-froid impressionnant,  en combat aérien.

 

Source : Véronique AUGUET

 

Il a terminé sa carrière avec le grade de capitaine,vers 1948, divorcé en 1947.

Il est décédé à GAILLAC (81), près de TOULOUSE, en1993.

Véronique AUGUET m’a contacté en février 2016, depuis nous avons mis en page la biographie d’Ernest RICHARDIN. La grand-mère de Véronique était la sœur d’Ernest.

Nous nous sommes fixés rendez-vous devant le stand de l’équipe de projet MB-152, Dassault-Aviation, le 15 mai 2016, lors du Meeting de la Ferté Alais.

Voir la page avions

 

Joël, le compagnon de Véronique et François Iung

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 Sylvain RESCOUSSIE, sergent-chef pilote au GR II/55 , par son fils Jean-Claude DABY

Sylvain RESCOUSSIE  est mort en mission de reconnaissance à bord du Potez 63-11 N°673, au-dessus de Saint Germainmont (près de Sedan), le 19 mai 1940.

- Lieutenant Robert DURAND, observateur.

- Sergent René BRUN, mitrailleur.

Sylvain RESCOUSSIE, ainsi que René BRUN sont enterrés à la nécropole de Floing, à coté de Sedan.

Extrait de Combats oubliés du ciel des Ardennes & de la Marne 15 mai -14 juin 1940,
Musée de l'A.A.S.F. de Vraux, de Françoise & Pierre ROGER, page 42 :

 

… Un autre Potez va connaitre un sort moins enviable. Il s'agit d'un appareil du GR II/55 devant explorer le secteur d'Arras – Cambrai :

Lt DURAND  Sgt BRUN S/C RESCOUSSIE    Potez 63-11    N°673

Dans les parages de Soissons, l'avion est touché par la Flak. Pour une raison inconnue il vient finir sa course à St Germainmont. Les trois hommes sont tués et inhumés près de l'épave…

Source : Jean-Claude DABY

En 2014, nécropole de Floing, Jean-Claude DABY, devant la tombe de son père et du sergent BRUN.
En mai 1940, Jean-Claude DABY n'avait que deux ans.

Source : Jean-Claude DABY

De gauche à droite : Lt DURAND,  S/C RESCOUSSIE et Sgt BRUN
Source : Jean-Claude DABY

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Germaine L'HERBIER MONTAGNON

Biographie de Germaine L'HERBIER MONTAGNON, par Vincent LEMAIRE

 

GERMAINE L’HERBIER-MONTAGNON
(1895-1986)
RÉPERTOIRE MÉTHODIQUE

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Albert COIRAL

Liste des parrains des promotions de l'Ecole Militaire de l'air (EMA) https://www.traditions-air.fr/texte/parrains_promos.htm

Promotion 2008 : Capitaine Albert Coiral

(© AEMA)

Né le 10 avril 1909 à Perreux, le Capitaine COIRAL est issue de l’Ecole des Mines. Par vocation il intègre l’école d’application de l’air de Versailles et en sort major de promotion. Appelé de la classe 1929, il obtient son brevet de pilote de chasse en 1932 et est nommé sous-lieutenant de réserve. Il intègre l’école militaire de l’air le 2 octobre 1933. Affecté à la 1ère escadre aérienne en 1935, il rejoint Villacoublay, puis Etampes. Au cours de l’année 1937 il fait plusieurs détachements en Afrique du nord : Tunisie, Algérie et Maroc. Il part à la guerre le 27 août 1939 avec le groupe de chasse monoplace 2/1, il est porté disparu le 14 mai 1940 au cours d’un combat aérien livré dans la région de Sedan Flize. Il reçoit l’attribution de "mort pour la France". Croix de guerre avec palme ’à titre posthume’.

1937/38, Afrique du nord, de gauche à droite Munier, ???, Coiral et Richardin

 

http://www.le-pays.fr/region/edition/local/2016/02/25/il-sera-rendu-hommage-a-albert-coiral_11797088.html

https://www.bibert.fr/Joseph_Bibert_fichiers/Sedan_14_mai_1940.pdf

http://www.aerosteles.net/stelefr-stetienne-coiral

Perreux : Il sera rendu hommage à Albert Coiral, article publié le 25 février 2016.

http://www.le-pays.fr/region/edition/local/2016/02/25/il-sera-rendu-hommage-a-albert-coiral_11797088.html

 

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François Iung, fils aîné de la fille Anne, de René Munier.
francois1.iung@orange.fr