Extrait de 634 HIS G C 2
D'après les pages dactylographiées et reliées (Usuels verts) U531 2
Rédigées par le Lieutenant Colonel Salesse

Comment on a perdu une « bataille »

Suit la relation des longs jours prendant l'attaque du 10 mai, où il apparaît clairement que les pilotes attendent des avions qu'on leur promet et qui n'arrivent pas. Mais en attendant, ils sont consignés au terrain, prêts jour et nuit à " décoller ". Ils voudraient aller sur le front, dans l'est de la France, pour s'essayer et s'aguerrir mais le Groupe est requis pour la défense de Paris et la région parisienne. Ils font quelques sorties suite à des alertes souvent fausses ou inutiles et par manque d'intercommunications sûres, ils se font même tirer par la DCA française qui croit avoir à faire à l'ennemi (certains avions alliés peuvent prêter à confusion, il est vrai). Aussi, quand l'un des pilotes croit avoir abattu un ennemi, la DCA revendique  l'exploit.

Il arrive même qu'un terrain soit occupé par un meeting aérien quand les militaires ont reçu l'ordre de s'y installer. Le groupe de Chasse II/1 a été transféré d'Etampes -Mondésir à Buc où les abords du terrain sont peu praticables et le terrain lui-même mal entretenu. Les officiers logent au chateau de Buc, le poste de Commandement à la Ferme des Loges. Le personnel de troupe et les pilotes de la troisième escadrille sont logés au Fort de Buc à 2,5 km du terrain, sans salle de repos. « Depuis huit mois la salle de repos est demandée à l'Air Régional qui n'a rien donné et semble faire tout ce qu'il peut pour compliquer la tâche du Commandant Robillon » (Rapport du Général d'Harcourt).

On peut, parmi d'autres sorties, lire page 71 le récit d'une patrouille en « service de guet » commandée par l'Adjudant-chef Autier ; page 86, Munier protège l'avion qui transporte le Général Weygand du Bourget à Reims ; page 80, les pilotes font un stage de pilotage sans visibilité à Toulouse. Les pilotes sont impatients de se tester, d'entrer dans la guerre.

De ces pages, le lecteur reste sur une très pénible impression et ne peut s'empêcher de s'interroger sur les responsabilités du gâchis de mai 1940...

Documents consultés le Jeudi 5 juillet 2012, par Raymonde Autier
(Service historique de la Défense - Centre des Archives à Vincennes)
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Recherches


 

Témoignage du Sergent/Chef André RATSIMBAZAFY,
affecté à le 42e demi-brigade de mitrailleurs d’Infanterie Coloniale (DBMIC).

Il participe à la défense de la Meuse, à Monthermé, à partir du 12 mai 1940

Ecrit par son fils,  Jean-François RATSIMBAZAFY.
Transmis par les bons soins de Christine CASALINI

 

 

Le dimanche 12 mai 1940, les premiers éléments de l'armée allemande nous attaquaient. Avec ma section, je fus envoyé en renfort à MONTHERME.

 

 

Les premiers à subir de plein fouet l’attaque allemande du 13 mai 1940  sur la Meuse sont les Malgaches de la 42e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux qui, sans esprit de recul, perdent 400 hommes.

 

http://www.rfi.fr/tirailleurs/20100309-combats-1940

 

Le général allemand de corps d’armée Georg-Hans Reinhardt arendu un bel hommage à ses adversaires : « A Monthermé, les Français m’ont opposé une résistance digne des « poilus » de Verdun en 1916. Ils ont défendu leurs positions, allant même jusqu’à contre-attaquer malgré notre supériorité numérique et matérielle. Durant ma carrière de soldat, j’ai rarement rencontré des soldats aussi courageux. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Monthermé

 

 

« Ce fut un combat terrible et meurtrier. Petit à petit, je voyais mes hommes tomber. Les uns morts, les autres blessés. Leur nombre diminuait et je voyais avec effroi faiblir notre résistance. Une par une, nos armes automatiques devenaient inutilisables. Quand les munitions manquaient, j'allais en chercher moi-même. Je ne voulais pas que mes hommes quittaient leur place bien que le dépôt de munitions était à peine à quelques mètres derrière eux.

La plus grande difficulté était l'évacuation des blessés, surtout les blessés à la jambe et au pied, car nos brancardiers étaient tous tués et notre ambulance démolie.

Dès le début du combat et jusqu'à la fin, nous avions subi un bombardement d'enfer par avions et par canons. Quant à nous, nous étions seuls, sans renfort, sans soutien. Nos yeux scrutaient vainement le ciel pour voir s'il y avait des cocardes, mais ce n'était que des croix noires qui planaient au-dessus de nos têtes. Que l'on se rende un peu compte du vacarme produit par le ronronnement de centaines d'avions et l'éclatement de milliers d'obus.

Cependant, nous avions tenu les Allemands pendant deux jours et deux nuits. Malgré leurs assauts sans cesse renouvelés, ils n'ont pu nous vaincre facilement et voici pourquoi :

Nous étions sur cette partie de la Meuse qui traverse les Ardennes; c'est un pays montagneux et boisé et les ravins profonds y sont nombreux. D'autre part, c'est un pays de forêts. Ce caractéristique du lieu rend inutilisables les engins blindés et oblige le combat rapproché. Occupant le terrain depuis le mois de janvier, nous avions eu le temps nécessaire pour préparer la défense, bien que celle-ci ne fût jamais prise au sérieux. Nos mitrailleuses et les autres armes automatiques étaient donc en place lorsque l'attaque allemande fut déclenchée.

 

Nos tirs de flanquement, nos tirs en ciseaux, nos tirs de barrage leur causèrent beaucoup de pertes. Parmi les Allemands il y avait beaucoup de jeunes, quelques-uns, j'en suis sûr, n'avaient même pas vingt ans. Le combat était d'une violence extrême, des arbres abattus, de la fumée, de la poussière, des corps humains mélangés avec la terre labourée, tel était le sinistre tableau. J'ai senti que le sentiment de la peur s'insinuait en tous ceux qui étaient debout encore, mais que la volonté de se défendre reluisait toujours dans les regards... oui, défendre sa vie, de tuer avant d'être tué... oui, je crois avoir constaté cela chez mes compatriotes, mais il se peut que je m'étais trompé.

Le 14 mai à 19 heures, l'ordre de repli arriva. Il ne restait plus dans ma section que quatre européens et un malgache -RAZANAKOLONA-. Je restais le dernier pour assurer le repli et voir s'il ne restait pas encore un homme valide quelque part. Lorsque je me disposais à rejoindre les autres, je fus pris d'étourdissement, puis je perdis connaissance. Mon évanouissement a duré jusqu'au lendemain vers quatre heures du matin. Il est presque incroyable de constater que pendant quatre jours et quatre nuits nous n'avions ni mangé ni dormi, alors que nos nerfs étaient constamment tendus... Je reprenais mes esprits et repartais... en direction :"azimut sud"; mais en arrivant au bas de la montagne, j'avais eu juste le temps d'exécuter un plat ventre de toute beauté, car là-bas sur la route une colonne de "panzer" passait. Puis je reprenais la marche, mais dans une extrême fatigue et, finalement je m'affalais au pied d'un arbre. C'était alors que je sentis une douleur à la jambe droite... du sang frais suintait à travers une autre tache de sang déjà sèche.

 

Son état signalétique et des services mentionnera une blessure par éclat d'obus-pansement fait par l'intéressé lui-même.

Le Colonel de PINSUN et les commandants SAMUEL et VERDIER furent faits prisonniers, ainsi que quelques militaires qui formaient nos petits états-majors.

En effet, bien avant notre repli, le 52e indochinois, qui était à notre droite (vers Charleville), a lâché sur un assez large front, et sans que nous en doutions, les Allemands, passant par cette trouée, nous prenaient de revers. Ainsi, pendant que nous combattions, les nôtres, qui étaient derrière furent pris ou démolis."

Lire la biographie d’André RATSIMBAZAFY : page Témoignages

 


 

Extrait de Combats oubliés du ciel des Ardennes & de la Marne 15 mai -14 juin 1940,
Musée de l'A.A.S.F. de Vraux, de Françoise & Pierre ROGER, page 17, 18 et 19 :

 


Lettre de René Munier, du 15 mai 1940 :

 


… Après avoir tenté d’évaluer la situation sur le Nord du département, l’état major allié convient d’une mission de bombardement sur Monthermé, là les allemands entreprennent le franchissement de la Meuse. La première partie est menée par douze Blenheim du SQN 82 partis de Horsham St Faith au début de l’après midi.

 

 

 

     

(Source Internet : Le petit Ardennais)

 

 

(Extrait du livre d'Heinz Maassen "Par dessus la Meuse", page 32)

 

(Extrait du livre d'Heinz Maassen "Par dessus la Meuse", page 64)

 

(Extrait du livre d'Heinz Maassen "Par dessus la Meuse", page 113)

 

 

Extrait de " Tropiques N°297 ", mars 1948 : En 1943, paraissait sous l'occupation, la traduction d'un ouvrage allemand intitulé " Par dessus la Meuse". Comment fut forcé le passage Monthermé, par Heinz Maassen, Editions Payot, 1943. Ce livre à la gloire des troupes allemandes, et qui par ailleurs présente un vif intérêt, malgré les exagérations haineuses de l'auteur, montre toute l'importance que le commandement allemand attacha à cette percée de mai 1940 dans la région de Sedan-Mézières. Il montre aussi de quel prix l'envahisseur dut payer son succès sur la 102e D.l.F. qui défendait la Meuse entre Mézières et Monthermé Lire la suite

 

 

 

La première partie est menée par douze Blenheim du SQN 82 partis de Horsham StFaith, au début de l'après-midi.

W/C The Earl of BANDON - Blenheim "K" P4828

F/Lt C BREESE - Cpl I T HARRIS - Blenheim ?

Sources : Back to Normandy http://www.epibreren.com/ww2/raf/82_squadron.html

Sources :  Traces of World War 2

 

La seconde partie à quatre Blenheim du SQN 139, quatre avions, c'est tout ce que l'A.A.S.F, en pleine débandade, après le désastre de la veille, peut aligner.

 

 P/O    de SOUZA - SGT TOUGH - A/C Mc CARTHY - Blenheim L9411

Blenheim L9411 Sources : Back to Normandy

 

Le Blenheim XD-E Serial L8756, un des survivants de l'aventure française qui rejoindra la Grande-Bretagne.

Sources :
Profile 218 Bristol Blenheim Mk.IV James D. OUGHTON
Bristol BLENHEIM Chaz  BOWYER Ian  ALLAN Ltd 1984
The Bristol BLENHEIM A complete History Graham WARNER Cr Publishing 2002

 

 

Sources : Wikip←a

 

Théoiquement, les deux formations britanniques doivent bénéficier d'une protection de chasseurs français, en l'occurrence une patrouille triple de Bloch 152, du GC II/1, la Mort Fauchant.

Cap VENIEL, Bloch 152 N°  ? - S/Lt FONTAINE, Bloch 152 N°  ?

Adj MUNIER, Bloch 152 N° 454* - Adj/C AUTIER, Bloch 152 N°  ?

Lt BRUN, Bloch 152 N°  ? - Sgt GAUDON, Bloch 152 N° 189*

* La famille de l'Adj/C MUNIER conserve un débris de la carlingue, portant le numéro 164. De même que celle de l'Adj/C AUTIER d'un une grande partie du drapeau,  numéro 189.

Sources : Alain Coste :

" - Le Groupe de Chasse II/1 avait encore des Dewoitine 510 en septembre 39, il a reçu une dotation complète, en novembre 39 de Bloch 152 à moteur 14N25, reconnaissables à leur capot d'un mètre d'ouverture frontale. A la date du 10 mai il allait être doté, après les GC I/1 et I/8, sa transformation sur Bloch 152 moteur 14N 49, d'ouverture de capot de 0,85 mètre. Cette transformation ne sera jamais complète en raison des pertes et le groupe gardera jusqu'à l'armistice quelques vieux Bloch 14N25.

- Le 15 mai 1940 le capitaine VENIEL pilotait le Bloch 152 n° 178 codé 1 », le lieutenant BRUN le n° 122 « 3 », le sous-lieutenant FONTAINE le n° 357 « 7 », l'adjudant-chef AUTIER le n° 189 « 6 », le sergent-chef GAUDON le n° 221 « 4 » et René MUNIER, le n° 164 « 9 ». Seul le 357 avait un capot de 0,85, tous les autres avaient le grand capot  ".

 

 

Bloch 152 (source : http://impdb.org/index.php?title=Nos_ailes_au_combat)

Partis de Laon-Couvron, où ils sont arrivés le matin, les Bloch ne sont plus que quatre à parvenir à la verticale de Monthermé car le Sgt GAUDRON et le S/Lt FONTAINE ont dû rebrousser chemin, suite à des problèmes mécaniques.

 

- Cne Véniel n° 178 codé "1"     - Lt Brun n° 122 "3"

- S/L Fontaine n° 357 "7"     - A/C Autier n° 189 "6"

- Adt Munier n° 164 "9"     - S/C Gaudon n° 221 "4"

"La photo prise à Couvron semble bien représenter ces six avions mais ils ne portent aucun code. Explication plausible : après leur arrivée au groupe les Bloch de la 3ème escadrille ont reçu des chiffres individuels blanc de style cyrillique sur la dérive de 1 à 12. Début janvier 40 il a été décidé que les avions de toute la chasse auraient des chiffres blanc sur le fuselage, à partir de 1 pour la 1ère escadrille du groupe, de 21 pour la 2ème. Règlement pas appliqué au II/1 mais il ne fut pas le seul. Vers le 10 mai, le GC II/1 commençait à reverser ses Bloch 152 à moteur 14N25 pour recevoir des 14N49 et c'est à ce moment qu'on a peint enfin les codes réglementaires. Ce qui explique que le 572 codé "24" de la 4ème escadrille reste à Couvron le 14 mai (nouvel avion avec marques normales), et que la même perd le 172 "11" (anciennes marques). Donc au 15 mai la 3ème devait être en chantier de peinture d'où l'absence de codes sur les avions."

(Commentaires : Alain Coste)

 

 

Les Bloch se retrouvent aussitôt au contact d'une trentaine de ME 109 et de quelques ME 110. Le Cap VENIEL s'en prend tout de suite à un ME 109 qui s'abîme dans la forêt de "Chateau-Regnault".

Les autres chasseurs allemands réagissent très vite et deux Bloch sont descendus dont l'Adj/C MUNIER, qui va s'écraser en plein bois, aux Woieries, au nord de Monthermé.

L'avion, à moitié enfoncé au sol, avec des débris d'aile encore accroché dans un arbre et les restes de son pilote, demeurant aux commandes, ne seront retrouvés que l'année suivante.

Le Bloch 152 de l'Adj/C AUTIER, qui succombe lui aussi, l'avion percute dans le Bois du Fays à 200 mètres du Dépot Perrin. Le Bloch prend feu aussitôt. Le pilote meurt carbonisé. Lui, aussi, ne sera retrouvé qu'un an après.

De leur côtés les Blenheim réussissent, non sans difficultés à larguer leur bombes sur l'objectif. Pour les équipages du Sqn 82 (qui au passage confondent Bloch et Curtiss), la mission se déroule plutôt bien en dépit de l'attaque des Me 109 ; le Cpl HARRIS affirmant même avoir touché un des assaillants à une aile. Par contre, pour les Blenheim du Sqn 139, le bilan est plus mitigé. L'avion du P/O de SOUZA ne regagnera pas Plivot. Il succombe sous les coups de l'ennemi et finit sa course à Floing, près de Sedan, probablement entre Floing et Glaire, en plaine de Meuse, dans les lignes ennemies. Les trois aviateurs sont tués. Il apparait que l'unité allemande rencontrée doit être la 3/JG53 ; deux aviateurs revendiquent trois Bloch. Tout d'abord le Tt HAASE qui est crédité de deux victoires ; et l'Oblt LIPPERT qui est crédité d'une troisième ; reste le Blenheim du P/O de SOUZA qui a dû être victime de l'Ofw KUHLMANN.

 

Oblt Wolfgang LIPPERT, de la Jagdgeschwader 53, revendique un Bloch. Il a été crédité d'un total de 30 victoires, dont cinq victoires remportées au cours de la guerre civile espagnole et quatre victoires sur le front de l'Est. Il est mort en Egypte, le 3 décembre 1941.

Sources : Wikipédia

Sources :
Der Jagdfliegerverbände der Deutschen Luftwaffe 1934 bis1945
Teil 3     Jochen PRIEN   Struve's Buchdruckerei und Verlag
Die Ritterkreutzträger der Luftwaffe 1929 1945
Band I Jagdfkieger Ernst OBERMAIER
Verlag Dieter HOFFMANN 1966, pour la biographie de Lippert.

 

 

Dans l'engagement, deux Me 109 sont endommagés font un atterrissage forcé :

Fw HILMAN, Me 109, 3/JG53

Fw KRᅦER, Me 109, 3/JG53

Un des deux Me 109 a dû être touché par le Cap VENIEL, tandis que l'autre a pu essuyer les tirs d'un des deux Bloch abattus, ou encore être touché par HARRIS. Dans les deux cas, les deux pilotes allemands sont saufs.

Si l'action des Blenheim, conjuguée à la résistance qu'opposent les troupes françaises sur la rive gauche de la Meuse, semble encore contenir les chars allemands à Monthermé, il n'en va pas de même pour les unités qui ont franchi la Meuse à Sedan, deux jours auparavant... "

Les Panzer passent la Meuse
(13 mai 1940)
de Paul BERBEN et Bernard ISELIN

  

(Source Internet : Le petit Ardennais)

Commentaire de Jacques Parent, de Monthermé, photo le15 mai 1940, vers 15h00 et en comparaison, une photo, bien après-guerre :

Quartier dit "la Cour", à Monthermé (immeuble avec un grand porche, face à la Meuse) :

·         une photo actuelle montrant les bâtiments qui ont été reconstruits après la guerre, avec le porche à l'identique :

 

 

 

- une de mai 1940 que je daterais du mercredi 15 mai, en début d'après-midi :

C'est à cet endroit que les allemands(la 9e compagnie) ont tenté en vain de traverser le lundi 13. La zone était couverte par un bloc français au niveau de la berge et une tourelle blindée située dans les bois en hauteur. Cette 9e compagnie traversera avec la 11e un peu plus en aval.

Le mardi 14, les français ayant reculé sur une ligne de défense plus en retrait, ils ne voient plus cette position, les allemands construisent alors un pont de bateaux qui sera terminé pendant la nuit du 14 au 15 et permettra le passage de chars qui perceront au matin du 15 les dernières lignes françaises du côté de la Roche aux 7 Villages et du bois Hutin.

D'après les ombres, elle a été prise une heure à une heure trente après le midi solaire. Je pense que ça ne peut être que le mercredi 15, très peu de temps avant l'arrivée des chasseurs français et des bombardiers anglais (15h30 heure française si mes renseignements sont exacts).

Les maisons de "la Cour" ont été détruites en grandes partie. Il y a donc fort à penser que c'est cette escadrille qui a rempli sa mission : freiner l'afflux des troupes allemandes sur la rive gauche de la Meuse.

Je pense donc qu'on peut attribuer avec certitude ces destructions à la mission aérienne du 15 mai, sauf si d'autres missions avaient été conduites les jours suivants, ce qui me semble fort peu probable.

 

 

 

Commentaire de Jacques Parent, de Monthermé, photo après le 15 mai 1940 :

Le bombardement de ce quartier : je le date donc du 15 mai vers 16h, lors du passage des bombardiers anglais et des chasseurs de votre grand père. Pour en être tout à fait certain, il faudrait être sûr qu'il n'y a pas eu d'autres bombardements aériens après le 15 et qui auraient pu détruire ces maisons.

La date de cette photo: certainement plusieurs jours après le bombardement, car on ne distingue aucune trace de fumée dans les ruines.

Les destructions : le pont de bateaux vraisemblablement touché pendant le bombardement a été reconstruit, et permet le passage de troupes allemandes. Depuis quelle altitude les bombardiers larguaient-ils leurs bombes? Quelle précision pouvaient-ils espérer ? Une partie de l'abbaye de Laval Dieu, située à 500 m de cet endroit a elle aussi été détruite. Est-ce possible que ce soit par le même bombardement. Les questions se posent toujours à Monthermé car à cette époque, il n'y avait plus aucuns habitants et donc aucun témoignage n'a pu être récolté.

 

 


 

 

 


 

1941, la croix, là où est tombé l'avion,
dans le bois de FAY, Les Woiries, au Nord de Monthermé

 

 

François Iung, fils aîné de la fille Anne, de René Munier.
francois1.iung@orange.fr